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Le patrimoine spirituel de l'Ordo Virginum .



Un Célibat pour le Royaume spécifique : le plus ancien reconnu par l'Eglise.

Des siècles avant la naissance de la vie religieuse, l'Eglise préparait au coeur des persécutions de l'Empire Romain la magnifique expression de la sponsalité ecclésiale qui deviendra l'Ordo Virginum. Aux deux premiers siècles de l'Eglise, des femmes vivants en plein monde romain refusent de prendre un époux terrestre et préfère l'Unique Epoux, le Christ. Cela leur vaudra, pour des centaines d'entre elles, le martyr suprême, le témoignage de leur amour jusqu'au don de leur vie. A cette époque, très probablement dans les catacombes et églises domestiques, naît le rite de consécration/bénédiction des Vierges. Le catéchisme de l'Eglise Catholique affirme que la Consécration des Vierges existe " dès les temps apostoliques".  922 Dès les temps apostoliques, des vierges (cf. 1 Co 7, 34-36) et des veuves chrétiennes (cf. Jean-Paul II, exh. ap. Vita Consecrata, 7), appelées par le Seigneur à s’attacher à Lui sans partage dans une plus grande liberté de cœur, de corps et d’esprit, ont pris la décision, approuvée par l’Église, de vivre, respectivement, dans l’état de la virginité ou de la chasteté perpétuelle " à cause du Royaume des cieux " (Mt 19, 12).
923 " Exprimant le propos sacré de suivre le Christ de plus près, [des vierges] sont consacrées à Dieu par l’évêque diocésain selon le rite liturgique approuvé, sont épousées mystiquement par le Christ Fils de Dieu et sont vouées au service de l’Église " (  CIC, can. 604, § 1). Par ce rite solennel (Consecratio virginum), " la vierge est constituée personne consacrée, " signe transcendant de l’amour de l’Église envers le Christ, image eschatologique de cette Épouse du Ciel et de la vie future " (OCV prænotanda 1).

Cette consécration/bénédiction rend leur choix ( appelé Propositum ) définitif dans l'Eglise. Au cours de la bénédiction, qui se scelle par la remise du voile, la consécration liturgique prend forme : cette femme a épousé mystiquement le Christ ( canon 604 ), elle est devenu signe de l'amour sacré du Christ pour son Epouse l'Eglise. Ce n'est pas la modeste Vierge consacrée qui est " personne consacrée" par elle-même plus " consacrée" ou plus " sacrée" que les autres baptisés, car tous les baptisés ont égale dignité et appel à la sainteté, mais le terme " consacrée" se rapporte à l'amour sacré du Christ pour son Epouse l'Eglise, dont la Vierge consacrée devient le signe. C'est l'Eglise toute entière qui est l'Epouse, d'où l'expression d'épousaille mystique, qui n'a rien de "mystico-gélatineux"!

Le Flaminium de la femme mariée, l'anneau de l'Epouse, la vie ordinaire dans le siècle.

Basilique Sainte Praxède à Rome. Praxède et Prudentienne sont considérées par la Tradition comme les deux premières Vierges Consacrées de l'histoire de l'Eglise et ont chacune leur basilique de chaque côté de sainte Marie-Majeure. Les deux soeurs sont des patriciennes de la famille de Prudentianus, nommé dans ses épîtres par Saint Paul, ici représenté en train de présenter Praxède au Christ. L'une des deux soeurs meurt martyr, l'autre reçoit la première dans l'histoire le voile d'Epouse du Christ. Toutes deux ont consacré leur vie au Christ dans le Célibat pour le Royaume sans quitter leur milieu et leur famille.
Basilique Sainte Praxède à Rome. Praxède et Prudentienne sont considérées par la Tradition comme les deux premières Vierges Consacrées de l'histoire de l'Eglise et ont chacune leur basilique de chaque côté de sainte Marie-Majeure. Les deux soeurs sont des patriciennes de la famille de Prudentianus, nommé dans ses épîtres par Saint Paul, ici représenté en train de présenter Praxède au Christ. L'une des deux soeurs meurt martyr, l'autre reçoit la première dans l'histoire le voile d'Epouse du Christ. Toutes deux ont consacré leur vie au Christ dans le Célibat pour le Royaume sans quitter leur milieu et leur famille.
Le rituel antique, dont les traces les plus anciennes certaines remontent au VIeme siècle, mais dont la tradition ( selon les recherches de Don Guéranger sur les deux premiers siècles de l'Eglises) remonterait à la tradition apostolique, le rituel antique remet à la Vierge qui a choisi le Christ le flaminium ( voile couleur de feu, signe de l'amour et élément du mariage romain) : désormais, cette femme est  mariée de plein droit au Christ par l'autorité de l'Evêque, et ceci est encore valable dans le rituel restitué et rénové en 1970). Elle peut dire officiellement qu'elle est mariée au Christ, que son coeur et son corps lui appartiennent, qu'elle n'est plus disponible pour aucun autre.

C'est ici que se situe une particularité de ce célibat pour le Royaume : la Vierge consacrée ne se retire pas du monde, au contraire. Elle y demeure, sans en être, comme tous les baptisés. A la différence des moniales qui apparaissent un siècle plus tard dans l'Eglise, et des religieuses qui prennent leur spécificité définitive seulement au XIIIème siècle, la Vierge Consacrée est une Célibataire pour le Royaume non retirée du monde et ne vivant pas dans une communauté, sans pour autant être isolée ou ermite. Elle témoigne dans sa famille et son milieu ordinaire et habituel de l'Eglise Epouse du Christ et de l'espérance eschatologique. Elle ne prononce pas de voeu, ( la nature du voeu implique la vie religieuse, dont l'Ordo Virginum ne fait pas partie. Il faut bien comprendre ici que l'Ordo Virginum se rapproche des formes de vie consacrée, mais par sa forme séculière, il diffère essentiellement de la vie religieuse. ) 924 " Proche des autres formes de vie consacrée " (  CIC, can. 604, § 1), l’ordre des vierges établit la femme vivant dans le monde (ou la moniale) dans la prière, la pénitence, le service de ses frères et le travail apostolique, selon l’état et les charismes respectifs offerts à chacune (OCV prænotanda 2). Les vierges consacrées peuvent s’associer pour garder plus fidèlement leur propos (cf.   CIC, can. 604, § 2).
La Vierge Consacrée rejoint les autres célibataires pour le Royaume que sont les prêtres, les diacres et les simples fidèles qui choisissent de ne pas se marier selon les diverses traditions " sui juris" du célibat pour le Royaume. Dès les premiers siècles, le Célibat pour le Royaume, mode de vie choisi par le Christ lui-même, indique la future Résurrection, la plénitude du mariage mystique de toute l'Eglise avec le Christ. Cette sponsalité est le coeur même de la signification liturgique et spirituelle de la Vierge qui entre dans l'Ordo Virginum. Le voile sera d'ailleurs renforcé par la symbolique de l'anneau de mariage, qui apparaît dans la liturgie de consécration épiscopale, de consécration des Vierges et du mariage des époux chrétiens au cours des siècles, notamment au IXeme siècle sous l'influence de la symbolique germanique. Le voile n'étant plus le symbole du mariage, il disparaît de la liturgie de consécration au profit de l'anneau, le rituel de 1970 permet les deux symboliques au choix. En effet, le rituel de consécration des Vierges a été conservé comme un patrimoine commun par des ordres anciens de moniales, dont les Bénédictines. Chez les religieuses, le voile a pris une double symbolique : celle de du mariage avec le Christ et de la mise à l'écart du monde. La moniale dont parle le 924 du Catéchisme est une Vierge Consacrée qui ajoute à son propositum la spécificité des voeux religieux dans un institut. 

Chez les Vierges consacrées vivant en plein monde, le voile n'appartient qu'à la liturgie de consécration : le porter dans le monde serait risquer une confusion avec une autre forme spécifique de célibat pour le Royaume, la vocation religieuse en retrait du monde. La Vierge Consacrée en plein monde reste dans la vie ordinaire à la différence de sa soeur la moniale cloîtrée ou des religieuses contemplatives et apostoliques. Comme les épouses ordinaires dans notre société, la Vierge Consacrée vivant dans le monde ne porte pas le voile mais seulement l'anneau. On voit que selon époques et coutumes, une adaptation est nécessaire selon le sens profond de cette vocation dans le monde, et cette adaptation se fait selon le point de discernement vocationnel : vie en retrait du monde ( = vie consacrée religieuse), ou vie séculière, ordinaire, en plein monde. Il existe des Vierges Consacrées qui font de la politique, ( pensons à leur " ancêtre" Sainte Geneviève de Paris qui occupait le siège curial de son père et participait au gouvernement de la ville !) , travaillent dans les milieux les plus éloignés de l'Eglise, font du commerce, du journalisme...et sont les Epouses du Christ dont elles portent un témoignage irremplaçable sans se démarquer par des signes distinctifs de la vie de leurs contemporains ou des autres baptisés. En quelque sorte, la Vierge Consacrée ne se démarque que par sa consécration! Consécration dont elle témoigne ouvertement et librement, dans sa responsabilité de baptisée, selon les modalités et les nécessités de son apostolat personnel.

 

Une vocation à la jonction du Célibat pour le Royaume et de la vie laïque.

Mosaïque de la basilique sainte Praxède : la Vierge Marie entourée des deux premières Vierges Consacrées, l'une par le martyr, l'autre par la remise du voile liturgique, Praxède et Prudentienne.
Mosaïque de la basilique sainte Praxède : la Vierge Marie entourée des deux premières Vierges Consacrées, l'une par le martyr, l'autre par la remise du voile liturgique, Praxède et Prudentienne.
Par la consécration liturgique qu'elles reçoivent des mains de l'Evêque, les Vierges Consacrées entrent dans l'Ordo Virginum mais ne changent pas d'état de vie. Elles n'entrent pas dans une vie sacrée qui serait plus sacrée que celle apportée par le baptême, ce serait un contre-sens : tous dans l'Eglise ont égalité de dignité, même appel à la sainteté. L'appartenance à l'Ordo Virginum fait entrer la Vierge Consacrée dans une forme stable et canonique de célibat pour le Royaume. Ce Célibat pour le Royaume a son patrimoine propre, son histoire, ses saintes, son lieu de vie, la vie ordinaire et laïque en plein monde, sa liturgie, sa reconnaissance canonique, ses textes fondateurs ( notamment le texte du rituel de la la liturgie de consécration, le canon 604 ), sa spiritualité à la fois laïque et sponsale : la sponsalité, développée par Saint Jean-Paul II dans la Théologie du Corps et le Célibat pour le Royaume, et sa suite, le travail du Cardinal Angelo Scola sur le Mystère des Noces. Le cardinal Scola est actuellement sur le siège épiscopal de saint Ambroise de Milan, lequel fut le plus grand protecteur de l'Ordo Virginum dès les premiers siècles de l'Eglise. On trouve un résumé fondateur aussi de la virginité( ou célibat) pour le Royaume dans le Catéchisme, véritable noyau de la spiritualité de l'Ordo Virginum. Vous le trouverez ici sur le site officiel français de l'Ordo Virginum.

L'évêque, gardien du patrimoine propre de l'Ordo Virginum.

Ambroise écrivit toute une série d’ouvrages sur la virginité : De virginibus, De virginitate, De institutione virginis, Exhortatio virginitatis. Il y ajouta un écrit pour les veuves, le De viduis. C’est dès le début de son épiscopat qu’Ambroise manifesta sa sollicitude toute particulière pour les « épouses du Christ » : le De virginibus date de janvier 376, le De virginitate de juin 377. Ces écrits révèlent la grande délicatesse d’âme et la sensibilité d’Ambroise. Voici le commentaire de l’apparition du Ressuscité à Marie de Magdala (Jean 20, 1-18) que saint Bernard amplifiera [7] :  • Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? Oui, il y a lieu de pleurer pour toi, incrédule encore envers le Christ. Tu pleures ? Tu ne vois donc pas le Christ ? Crois et tu le verras. Le Christ est tout proche. Il est là près de toi. Jamais à ceux qui le cherchent il ne fait défaut.  Pourquoi pleures-tu ? Il n’est nulle raison de pleurer, si seulement ardente dans la foi, tu es faite digne de Dieu ! Ne pense plus aux choses mortelles et tu ne pleureras plus. Ne pense plus aux choses passées et nulle cause de larmes ne demeurera !  Pourquoi pleures-tu ? Vois, tu pleures, et c’est maintenant l’heure de la grande allégresse dont tant d’autres se réjouissent.  Qui cherches-tu ? Ne le vois-tu pas : le Christ est là ! Ne vois-tu pas le Christ, il est la force de Dieu, il est la sagesse de Dieu, le Christ est la sainteté, le Christ est la chasteté, le Christ est l’intégrité, il est né de la Vierge, le Christ provient du Père, il est auprès du Père et toujours dans le Père, né non créé, il n’est pas séparé du Père, mais toujours aimé, vrai Dieu de vrai Dieu.  « Ils ont enlevé mon Seigneur du sépulcre et je ne sais où ils l’ont mis. »  Ô femme, tu te trompes ! Tu penses que d’autres ont enlevé le Christ. Ne sais-tu pas qu’il est ressuscité de par sa propre puissance ? Personne ne peut enlever la force de Dieu, personne ne s’empare de la sagesse de Dieu et personne ne peut ravir la chasteté vénérable. On ne peut enlever le Christ du monument du juste ni du cœur aimant. Et si même d’aventure, il y en avait qui voulaient l’y dérober, jamais ils ne pourraient y réussir.  Aussi le Seigneur parle lui-même et il dit : « Marie, regarde-moi ! »  Alors que tu ne me regardais pas, je t’appelais « femme », car tu ne croyais pas alors, mais aussitôt que ton regard se tourne vers moi, je te nomme « Marie ». Tu reçois le nom de celle qui engendre le Christ, car spirituellement ton âme engendre le Christ.  Regarde-moi : celui qui regarde le Christ se corrige, il demeure dans l’erreur, celui qui ne voit pas le Christ.  De Virginitate IV, 16-20.
Ambroise écrivit toute une série d’ouvrages sur la virginité : De virginibus, De virginitate, De institutione virginis, Exhortatio virginitatis. Il y ajouta un écrit pour les veuves, le De viduis. C’est dès le début de son épiscopat qu’Ambroise manifesta sa sollicitude toute particulière pour les « épouses du Christ » : le De virginibus date de janvier 376, le De virginitate de juin 377. Ces écrits révèlent la grande délicatesse d’âme et la sensibilité d’Ambroise. Voici le commentaire de l’apparition du Ressuscité à Marie de Magdala (Jean 20, 1-18) que saint Bernard amplifiera [7] : • Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? Oui, il y a lieu de pleurer pour toi, incrédule encore envers le Christ. Tu pleures ? Tu ne vois donc pas le Christ ? Crois et tu le verras. Le Christ est tout proche. Il est là près de toi. Jamais à ceux qui le cherchent il ne fait défaut. Pourquoi pleures-tu ? Il n’est nulle raison de pleurer, si seulement ardente dans la foi, tu es faite digne de Dieu ! Ne pense plus aux choses mortelles et tu ne pleureras plus. Ne pense plus aux choses passées et nulle cause de larmes ne demeurera ! Pourquoi pleures-tu ? Vois, tu pleures, et c’est maintenant l’heure de la grande allégresse dont tant d’autres se réjouissent. Qui cherches-tu ? Ne le vois-tu pas : le Christ est là ! Ne vois-tu pas le Christ, il est la force de Dieu, il est la sagesse de Dieu, le Christ est la sainteté, le Christ est la chasteté, le Christ est l’intégrité, il est né de la Vierge, le Christ provient du Père, il est auprès du Père et toujours dans le Père, né non créé, il n’est pas séparé du Père, mais toujours aimé, vrai Dieu de vrai Dieu. « Ils ont enlevé mon Seigneur du sépulcre et je ne sais où ils l’ont mis. » Ô femme, tu te trompes ! Tu penses que d’autres ont enlevé le Christ. Ne sais-tu pas qu’il est ressuscité de par sa propre puissance ? Personne ne peut enlever la force de Dieu, personne ne s’empare de la sagesse de Dieu et personne ne peut ravir la chasteté vénérable. On ne peut enlever le Christ du monument du juste ni du cœur aimant. Et si même d’aventure, il y en avait qui voulaient l’y dérober, jamais ils ne pourraient y réussir. Aussi le Seigneur parle lui-même et il dit : « Marie, regarde-moi ! » Alors que tu ne me regardais pas, je t’appelais « femme », car tu ne croyais pas alors, mais aussitôt que ton regard se tourne vers moi, je te nomme « Marie ». Tu reçois le nom de celle qui engendre le Christ, car spirituellement ton âme engendre le Christ. Regarde-moi : celui qui regarde le Christ se corrige, il demeure dans l’erreur, celui qui ne voit pas le Christ. De Virginitate IV, 16-20.
La consécration dans l'Ordo Virginum ne peut être conférée que par l'Evêque, car il est le gardien de l'Ordo Virginum présent dans son diocèse comme le fut par exemple Ambroise de Milan, lequel ajouta ses écrits sur la Virginité au patrimoine de l'Ordo Virginum ( voir citation sous l'image ). En raison de sa fonction hiérarchique, l'évêque représente le Christ Epoux. Lui seul a l'autorité, donnée par le Christ, de faire du " propositum"  le signe stable du mariage de l'Eglise avec son divin Epoux,  en bénissant et ratifiant, en scellant donc ce propositum du sceau de son autorité au cours d'une liturgie qui elle-même appartient plus encore au patrimoine de l'Eglise universelle qu'au seul patrimoine de l'Ordo Virginum. Cette consécration donnée par l'Evêque rend publique le propositum, bien qu'il ne faille en aucun cas confondre consécration et propositum avec un voeu au sens canonique. Le propositum des Vierges Consacrées est par nature un lien sacré " sui juris" non assimilable à ceux des autres célibats pour le Royaume, il n'est ni " privé", ni " publique", mais liturgique. 

Il appartient aussi par conséquent et logiquement à l'évêque de protéger, de développer, de fortifier cette vocation antique et si adaptée à notre époque, en vérifiant qu'on ne la transforme pas en une vocation autre par assimilation avec des formes de vie appartenant à d'autres patrimoines historiques, liturgiques, canoniques. Le patrimoine de l'Ordo Virginum, très spécifique, lui confère une identité " sui juris" qu'il est dommage de confondre avec d'autres traditions, belles mais différentes, au risque d'affaiblir le témoignage propre de l'Ordo Virginum et donc de perdre une richesse unique pour l'Eglise, richesse remise à l'honneur par Vatican II.

Une Vierge Consacrée

Jeudi 19 Février 2015
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