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Marie et le don de force : la place et l'efficacité (efficiency) de la femme dans l'Eglise



Une place baptismale

Dans l'Eglise, ce n'est pas la guerre des sexes qui prime : on ne redira jamais assez la complémentarité homme/femme. La place de la femme dans l'Eglise comme corps mystique est à égalité avec l'homme, et son salut est d'apporter quelque chose de spécifique à ce corps tout entier. ( Et tout de suite, on peut en dire autant pour l'homme!). Nous ne sommes pas destinés à "subir" un bonheur auquel nous ne participerions pas en profondeur selon ce que nous sommes, homme ou femme. Comme chaque cellule dans un corps apporte son action, notre place en tant que femme ou homme est celle d'une cellule reliée au corps mystique entier
L'institution Eglise, dans la partie visible du corps mystique, doit organiquement refléter cette complémentarité. Que de progrès à mettre en place! Marie qui défait les noeuds (du cléricalisme, du féminisme revendicateur?) et permet l'assomption de la complémentarité!

Un rayon d'action élargi : efficiency (efficacité en profondeur)

L'urgence est d'élargir non pas la place de la femme dans l'Eglise (elle la possède pleinement par le baptême) mais son rayon d'action apostolique, son efficacité, son autonomie d'action (dans une communion doctrinale et de charité toujours améliorée). 
L'efficacité de la femme dans l'Eglise est soutenue par Marie : image d'un idéal ou réalité en marche? A l'Assomption, nous comprenons que Marie n'est pas un idéal mais une réalité advenue qui se communique à toute l'Eglise. Marie n'est pas la conclusion (hâtive et facile?) d'un féminisme rédigé et conceptualisé par des clercs, mais une réalité efficace, efficient (le mot anglais indique mieux peut-être la progression). Partout où Marie n'est pas caricaturée mais aimée et imitée, le rayon d'action apostolique de la femme s'élargit. Toute l'Eglise en devient plus efficace. 

Une force intérieure

Par le don de Force, l'Esprit Saint a soutenu Marie dans tout son cheminement. Cette petite maman de 15 ou seize ans dont l'ouverture d'esprit lui a permis de vivre en Egypte, dont le courage lui a permis de revenir à Nazareth avec Joseph, dont la spiritualité d'accueil ( le fiat n'est pas de la soumission mais de l'accueil bien discerné!) lui a permis ensuite de comprendre et soutenir les apôtres, et dont la force intérieure a resplendi à la Croix communique cette même force à toute l'Eglise. 
Alors, la place de la femme dans l'Eglise? C'est la même : don de force, assomption du corps mystique!

Mais c'est aussi organiquement la femme sui soutient, qui encourage, qui lutte, qui réconforte, qui organise, qui dirige, qui conseille, qui met sur pied, qui relie les personnes entre elles... 

La place de la femme dans l'Eglise est celle d'une intériorité croissante, et d'une efficacité croissante. Dans l'institution visible, il y a urgence : autonomie, moyens de diffusions, responsabilités, formation, dialogue, concertation, participation... L'Eglise ne s'en portera que mieux.

Une dernière précision : la place et l'efficiency ne doivent pas être confondues : la place de la femme dans l'Eglise n'a jamais posé problème, c'est son "efficiency", son rayon d'action, qui doivent être améliorés. On peut réduire par machisme, cléricalisme, abus, cumul des fonctions, des postes et des rémunérations, refus d'accueillir concrètement les femmes dans les rouages de fonctionnement, etc,  une "efficiency", mais on ne peut réduire la place organique de la femme dans l'Eglise pas plus qu'on ne peut enlever et dissocier les deux hélices de l'adn sans le défaire. Ainsi, certaines femmes comme Pauline Jaricot ont été contrées, empêchées d'agir, calomniées, ruinées, mais leur place n'en a jamais été atteinte : par la prière, par la persévérance, la sainteté, Pauline a de fait littéralement rendu sa place universelle (par ses oeuvres devenues oeuvres pontificales missionnaires et le calendrier des saints)

Aujourd'hui, les femmes savent être efficaces et disposent d'une capacité de rebond, de créativité apostolique, qu'elles mettent en oeuvre pour le bien de l'Eglise, corps mystique comme institution malgré les obstacles. C'est l'Esprit Saint qui agit par le don de Force. Les laisser faire, et mieux, favoriser leur action, c'est bon pour le corps mystique comme pour l'Institution visible. Je connais des femmes un peu découragées (on leur rogne les ailes!), et elles trouvent d'autres moyens de faire le bien : ce sont des Phénix... Normal, Marie a toujours su que la Résurrection vaincrait!

AC

Lundi 14 Août 2023
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