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La planète en mode burn out : propositions



Les biocentristes, qui voient dans ce drame l'élimination naturelle de vies humaines comme une bonne chose, commencent à se réjouirent de cette catastrophe. Pour eux, Gaïa la terre est une entité capable de tuer les hommes sans merci pour se préserver. Il s'agit d'un écologisme fondamentaliste, tout aussi fondamentaliste que ceux qui voient dans ce fléau une punition de Dieu. Dieu n'envoie pas de maux, Il envoie son Fils pour nous en libérer.

Joseph, qui a vu la venue de ce Fils Sauveur, vivait à une époque sans burn out ni mondialisation des biens et des marchandises. Mais l'avènement du burn out mondial, de la fatigue générale de la nature créée, épuisée et maltraitée par les créatures qui en sont pourtant le sommet, amène à réfléchir. Et l'écologie personnaliste, celle qui met la vie en son centre et protège les vies les plus vulnérables, montre comme toujours son bien fondé.

Que proposer pour reposer la Planète ?

Les plus faibles, les plus vulnérables, sont le repère de protection à établir. Si les plus faibles sont protégés d'emblée, tous iront bien. Si au lieu de fabriquer des bombes et des produits chimiques mortels contre la vie, on avait fabriqué des hôpitaux et des fermes biologiques, on serait tous protégés à l'heure qu'il est, pour bien moins cher. Si la santé des pauvres avait été prévue, la planète entière aurait été prête.

Un burn out covidique planétaire avec un milliard de personnes confinées, c'est comme un burn out personnel : tant que les avertissements ne sont pas pris au sérieux, le burn out s'aggrave potentiellement.

Joseph avait en son temps le drame des lépreux. Le covid est une lèpre invisible. Pour le stopper, il faut la mondialisation de la solidarité, celles des services entre nations, du partage des données aux dons de masques, en passant par la consolidation des interconnexions du réseau internet mondial.
 

Aujourd'hui, nos infirmiers et infirmières, comme des anti-corps, sont le remède contre l'égoïsme mondial. Leur dévouement est le vaccin contre certains non sens de la mondialisation. D'un excès à l'autre, de trop de mouvement et de stress mondial, d'émanations polluantes nocives massives à l'immobilisation forcée d'un milliard ou plus de personnes, nous avons perdu l'équilibre.

Retrouvons-le dans un repos planétaire, peut-être, mais avant tout dans une solidarité planétaire ayant du sens et protégeant la vie.  C'est le point positif du confinement, n'oublions pas qu'il est établi pour sauver des vies. Seule la solidarité de personne à personne et internationalement, à l'heure du covid 19, a du sens mondialement.


Joseph, en protégeant la vie de Jésus d'Hérode qui voulait le tuer, était comme tous ceux qui luttent pour sauver des vies aujourd'hui : que ce soit en aidant les personnes vulnérables à l'heure du confinement, en luttant dans les hôpitaux, en ravitaillant les villes, en remontant le moral, en éduquant les enfants... le burn out planétaire nous ramène à l'essentiel, à ne plus avoir mais à être. Avoir un but, des relations, un savoir à transmettre, de quoi manger, des personnes vulnérables à aimer, un lieu de culte à visiter, un tabernacle devant lequel prier, le bonheur que nous contemplons désormais est redevenu humain et accessible. Il n'est donc pas trop tard pour sauver la planète de son burn out.



 

Samedi 21 Mars 2020
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