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Marie au pied de la Croix, prédication de Mgr Brincard

Stabat Mater de Pergolèse, Prédication de Mgr Brincard, à l’occasion de l’audition de carême ( 1er Dimanche de carême)

Comme vient de nous le rappeler le père Bresson, Pergolèseest un très grand musicien, il n’y a aucun doute, mais c’est aussi un très grand priant. Il y a dans sa musique une inspiration qui vient de sa prière. Plaise au Ciel que nous ayons aujourd’hui des artistes nombreux, et il y en a, mais ils ne seront jamais assez nombreux qui marchent sur les traces de Pergolèse.


 
 

Une souffrance transformée en offrande, il n’y a que l’Amour qui habite le coeur de Marie

Le Stabat Mater nous invite en effet à contempler la souffrance de Marie auprès de son Fils crucifié. Cette souffrance qui n’a été la source d’aucune plainte, une souffrance transformée en offrande par l’amour qui habite le cœur de la Vierge. Il n’y a que cet amour qui habite son cœur. Qui a eu le sens le plus grand du péché sinon Celui qui ne l’a jamais commis ? Jésus. Qui, après Lui, et par une grâce venant de Lui, a eu le sens le plus grand du péché, sinon Marie ? Le cœur de Marie est un grand mystère au pied de la Croix. Nous ne pouvons entrer dans ce mystère que par la foi et le Stabat Mater nous y aide puissamment. Cette foi qui est une lumière intérieure venue de Dieu. La grande souffrance de la Vierge lui est annoncée au jour de la présentation de son Fils au Temple par les paroles de Siméon : « Ton Fils sera un signe de contradiction ».

La souffrance de Marie : les coeurs qui se ferme à l’Amour de son Fils

Comment l’Amour peut-il être un signe de contradiction ? Sinon parce que chaque cœur révèle ce qu’il est par l’attitude qu’il prend par rapport à cet amour et au niveau de ces attitudes, il y a des contradictions. Il y a l’attitude de celui ou de celle qui accueille cet Amour et prend appui sur lui pour retrouver l’Espérance. Il y a cet immense mystère du cœur qui se ferme à l’Amour. Et nous savons que c’est possible puisque nous en avons l’expérience. Et Jésus devient un signe de contradiction. La grande souffrance de la Vierge, elle est là. Cette souffrance qui transperce son cœur comme Siméon le lui avait annoncé.

Marie n’a jamais aimé la souffrance : elle a souffert dans l’Amour

Mais Marie aime dans la souffrance et souffre dans l’amour. Comme je dis souvent, elle n’a jamais aimé la souffrance. Elle a aimé dans la souffrance et elle a souffert dans l’amour. C’est tout différent. Le silence de la Vierge, c’est l’expression d’un amour qui se sert de la souffrance, qui fait de la souffrance, le chemin du don, un chemin mystérieux que Jésus a emprunté le premier et Il invite Marie à suivre le même chemin pour que la Vie, qu’Il est venu apporter en abondance par le chemin de la Croix passe par sa Mère : nous sommes tous nés, je le dis souvent, d’un cœur blessé dans un cœur brisé.

Le Stabat Mater nous invite aussi à désirer que notre âme soit de feu dans l’Amour du Seigneur notre Dieu. Une âme de feu, c’est une âme qui ne veut que la volonté de l’Aimé. Le Stabat Mater nous invite à nous mettre sous la tutelle de la Vierge à l’heure du grand rendez-vous. Le Stabat met sur nos lèvres déjà : « Fais que la Croix soit ma protection , la mort du Christ ma garantie, sa grâce, mon soutien. »

images : chemin de croix de la cathédrale du Puy


Lundi 1 Mars 2010
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