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14) Les noces de l’Agneau, le Cavalier blanc


 

 

 

suite à parcours sur l’Apocalypse ; p. Géron. Les sacrements de guérison

13 LES NOCES DE L’AGNEAU

LE CAVALIER BLANC 19, 1-20, 15

 [1]

Accueil ou résistance à la visite de Dieu

Nous venons de lire les précédents chapitres du Livre de l’Apocalypse comme une épopée de la grâce dans le cœur de l’homme. En fonction de l’accueil ou de la résistance à la visite de Dieu, l’âme se divinise et adhère aux jugements de Dieu ou se trouve entraînée dans un processus de purification progressive, comme la bûche crachant toutes ses impuretés afin de se trouver embrasée. Les images utilisées par l’auteur se réfèrent à de nombreuses prophéties de l’Ancien Testament, notamment les prophètes. Il aurait été fastidieux de les énumérer toutes, d’autant qu’il ne s’agit pas tant de les accumuler mais d’entrer dans la pensée biblique.

la pensée biblique : Un courant de vie

Par pensée biblique nous entendons une certaine compréhension de l’Histoire humaine. Cette Histoire est conduite par le Seigneur pour qu’à partir de la création la plus élémentaire qui soit, les minéraux par exemple, advienne, pour finir, la pensée libre portée par une créature qui se façonne dans son propre devenir, avec sa grâce, à l’image de Dieu son Créateur. Il existe donc un courant de vie et de création sans cesse à l’œuvre dans ce monde, reconnu dès l’origine comme le souffle divin agitant la création primordiale (Gn. 1, 2). Au terme de cette création, advient le fruit de ce travail, fruit de la rencontre du projet divin et de l’adhésion libre de l’homme exprimée au travers des combats et des choix qui respectent sa liberté : « L’Esprit et l’Epouse disent : "Viens !" » (Ap. 22, 17).

La grande oeuvre sacerdotale du Christ

Nous avons mis en évidence combien le mouvement actionnant tous les ressorts de cette activité spirituelle s’enracinait aussi de façon plus précise dans la grande œuvre sacerdotale du Christ, Agneau debout et égorgé, ressuscité et offert en sacrifice. C’est lui qui porte toutes les oppositions présentes dans le cœur de l’humanité blessée par le péché et lui fait traverser les obstacles victorieusement. Avec lui sont associés les compagnons, ceux et celles qui choisissent de donner à leur existence une signification rédemptrice. Ils sont fidèles à l’Agneau car ils gardent ses commandements et le suivent partout où il va. Ils sont aussi victimes comme lui du système mis en œuvre par le menteur de ce monde. Le prince de la séduction attire les hommes par des artifices afin de les détourner de leur véritable destinée, celle du royaume de Dieu. Et s’ils refusent de prêter hommage à ces manigances et de se prosterner devant son image, ils sont mis à mort, devenant ainsi martyrs, témoins de l’Agneau, qu’ils aient vécu avant ou après lui dans l’Histoire.

les martyrs

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Les martyrs sont sous l’autel et prient afin que la justice triomphe et que la vérité libère ceux qui demeurent enchaînés par le mal. C’est donc leur prière, associée à celle du Christ qui donne sa vie pour le salut du monde, qui alimente le mouvement de cette épopée en même temps que la victoire du Christ en eux en reste le principe premier. Les pages qui suivent désormais nous font entrer dans la révélation de la victoire du Christ avec ses compagnons à travers un ultime combat où le suspense demeure jusqu’au bout. Il en est ainsi pour la destinée de chacun d’entre nous, tant que le choix définitif ne nous aura pas introduit dans la vie nouvelle. Le récit ne relate plus l’action de la grâce dans le cœur de chacun mais l’expression de cette victoire à l’échelle du cosmos tout entier. Il s’agit de conduire la création à son terme définitif, ou plutôt de montrer quel est le terme de cette épopée pour lequel tous sont convoqués afin de s’y rendre après s’être prononcés.

PLAN :

Ch. 19 v. 1-3 : le jugement v. 4-5 : la louange autour du Trône v. 6-8 : l’Epouse de l’Agneau v. 9-10 : les invités aux noces v. 11-16 : la présentation de l’Agneau Epoux v. 17-21 : le cavalier blanc Ch. 20 v.1-3 : les 1000 ans de l’enchaînement de Satan v. 4-6 : les 1000 ans des fidèles de l’Agneau v.7-10 : la confusion de Satan v. 11-15 : le Livre ouvert : jugement

La section que nous avons délimitée autour des chapitres 19 et 20 est encadrée par le jugement de la prostituée fameuse au début et par le jugement des morts à la fin. Il s’agit donc d’une sorte de récapitulation au terme de ces évènements bouleversants précédemment évoqués – on pourrait dire plus précisément, après l’évocation de ces nombreuses images dont le Livre est empli comme d’illustrations foisonnantes. Après ce qui pourrait sembler confus, une pause advient et nous offre de prendre un peu de recul. Au final, qu’est ce que toute cette bande illustrée nous laisse comprendre ? Tel est le sens de ce jugement : proposer un bilan. Aussi, les expressions vont être d’autant plus définitives et synthétiques à la fois.

On constate en effet, la fréquence répétée de la formule je vis : le ciel ouvert (19, 11) un ange debout dans le soleil (19, 17) la Bête et les rois de la terre (19, 19) un ange descendant du ciel (20, 1) des trônes et ceux qui sont assis dessus (20, 4) un grand Trône blanc ( 20,11) les morts grands et petits (20, 12)

A noter également que le ciel est ouvert pour la 1re fois, tandis que l’on n’avait vu précédemment qu’une porte ouverte dans le ciel (4, 1).

La formule je vis se répète au chapitre suivant pour accueillir la vision : d’un ciel nouveau (21, 1) de la cité sainte, la Jérusalem nouvelle (21, 2) et s’achève au mode négatif : de temple je n’en vis pas (21, 22) pour clore et les visions et le Livre. Ainsi le jugement introduit-il cette dernière vision, celle de la Jérusalem nouvelle, la création advenue à sa réalisation ultime en Dieu. Il nous faut donc reprendre l‘analyse de tous les éléments qui constituent ce jugement tel qu’il est présenté et qu’il donne sens à tous les autres jugements qui ont été prononcés.

Le Jugement

La Lettre aux Hébreux dit : « Et comme les hommes ne meurent qu’une fois, après quoi il y a un jugement, ainsi le Christ, après s’être offert une seule fois pour enlever les péchés d’un grand nombre, apparaîtra une seconde fois - hors du péché - à ceux qui l’attendent, pour leur donner le salut » (Héb. 9, 27). Il s’agit du jugement que Dieu prononce pour chacun au terme de sa vie, une fois que celle-ci est finie et qu’elle ne peut plus être modifiée. Ainsi donc, nous devrons tous paraître devant le Seigneur : « il faut que tous nous soyons mis à découvert devant le tribunal du Christ, pour que chacun recouvre ce qu’il aura fait pendant qu’il était dans son corps, soit en bien, soit en mal » (2° Co. 5, 10).

Le premier jugement qui est manifesté est celui de la Prostituée. Dieu a pris possession de sa royauté, car celle-ci semblait être mise en doute face à l’accumulation des malheurs et des injustices envers ses fidèles. La liturgie est l’expression de cette royauté de Dieu, sa proclamation publique et universelle. Le deuxième jugement, qui est en même temps le dernier exprimé dans le Livre, s’exerce à partir de la lecture du Livre de vie, plusieurs fois évoqué au cours du Livre de l’Apocalypse, auquel se trouvent associés d’autres livres, sur lesquels sont manifestement conservées les oeuvres de chacun.

Nous sommes bien évidemment revenus à la scène initiale, celle décrite aux chapitres 4 et 5. On retrouve le Trône où Dieu se tient, l’adoration et la louange des 24 Anciens et des 4 Vivants, accompagnés d’une foule immense. Cette fois-ci, la vision n’est plus habitée par la tristesse et les larmes de ne pouvoir lire le Livre, mais par la joie de l’Agneau qui a remporté la victoire ayant précisément ouvert le Livre de vie. Et c’est sur la lecture de ce Livre que s’effectue le Jugement. Pour en connaître la teneur, nous pouvons nous référer à l’évangile de saint Jean quand le Christ explicite lui-même le contenu de ce jugement : « Et lui, [le Paraclet, l’Esprit Saint]une fois venu, il établira la culpabilité du monde en fait de péché, en fait de justice et en fait de jugement : de péché, parce qu’ils ne croient pas en moi ; de justice, parce que je vais vers le Père et que vous ne me verrez plus ; de jugement, parce que le Prince de ce monde est jugé » (Jn. 16, 8-11).

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Les données du Jugement

Nous retrouvons effectivement les trois données : le péché est condamné, c’est à dire mis en lumière : sa puissance de destruction a été dévoilée au long des pages. Tout ce qui a été relaté en termes de catastrophes, de terreur, de violences ou de destruction est rapporté au péché comme à son auteur principal. La justice est faite, c’est à dire que l’homme, créé par Dieu pour aller vers Lui et partager sa vie dans une union d’amour éternelle, voit son attente comblée : le Christ va vers le Père en emmenant avec lui tous les hommes qui croient en lui. Le jugement est prononcé pour toujours, à savoir la condamnation et l’anéantissement du pouvoir maléfique et mensonger de Satan, le Prince de ce monde, cause du péché et du mal.

Cet ensemble littéraire des chapitres 19-21 doit se lire comme une reprise en main de toutes les péripéties précédentes qui se sont déroulées devant nos yeux. Tel un moissonneur qui saisit son sac empli de grains récoltés l’auteur récapitule toutes les données précédentes en une brève vision illustrée d’un tableau en triptyque : la liturgie autour du Trône la victoire du cavalier blanc le jugement autour du Trône blanc

Le tryptique

Il est manifeste que le tableau central soit comme une explicitation de l’ensemble. Le procédé littéraire consiste à faire entrer le lecteur de plus en plus dans le secret du mystère. Il ne s’agit pas de faire dérouler une suite d’évènements – à l’encontre de certains commentaires focalisés par le désir de lire l’avenir – mais d’entrer toujours plus dans une démarche intérieure. C’est donc un mouvement de perception de la réalité en profondeur et non pas dans sa matérialité historique linéaire.

Et la réalité profonde se dévoile maintenant comme la dernière vision à laquelle on est convié : les noces de l’Agneau. Le contenu du verset 10 l’atteste : « Alors je me prosternai à ses pieds pour l’adorer, mais lui me dit : "Non, attention, je suis un serviteur comme toi et comme tes frères qui possèdent le témoignage de Jésus. C’est Dieu que tu dois adorer." Le témoignage de Jésus, c’est l’esprit de prophétie » (Ap. 19, 10). L’ange, qu’on présume être le guide parmi les porteurs des 7 coupes (cf. 17, 1 et 22, 8), prévient formellement toute interprétation fondamentaliste qui en resterait aux simples apparences. C’est le mystère qu’il faut adorer et dans lequel il convient d’entrer, non pas celui qui nous guide. Et cet esprit de prophétie est bien celui qui nous permet de pénétrer dans la compréhension juste du Livre, dans le mystère même qui, au-delà de la lettre, convie à une rencontre avec le Christ telle qu’elle se réalise dans les Noces.

Le Mystère

Le Pape Jean Paul II précisait cette dimension particulière du mystère qui, au-delà de la simple prédication et révélation, s’accomplit dans le signe sacramentel : « Le mystère, en tant que plan salvifique de Dieu pour toute l’humanité, est en un certain sens le thème central de toute la révélation. C’est ce que Dieu, comme Créateur et Père, désire surtout transmettre à l’humanité par sa Parole. [ …] Le sacrement [quant à lui], consiste dans le fait de manifester ce mystère dans un signe qui ne sert pas seulement à proclamer le mystère, mais aussi à le réaliser dans l’homme » (Catéchèse du 8 sept. 1982, § 2 et 5). Pour réaliser ce mystère dans l’homme, le Christ se fait Epoux de l’Eglise, à laquelle il s’unit pour qu’elle soit « en quelque sorte le sacrement, c’est-à-dire à la fois le signe et le moyen de l’union intime avec Dieu et de l’unité de tout le genre humain » (LG, 1).

Les sept sceaux ont été ouverts. Nous avons retenu qu’à leur ouverture une série de phénomènes se déclenchaient les uns à la suite des autres en une sorte de cascade qui n’en finissait plus : les sceaux, les trompettes, les coupes. Après avoir assisté à la chute de la grande cité, Babel, désormais nous assistons au dernier combat qui s’ouvre sur un signe authentique et non pas trompeur comme celui du premier sceau : le vrai cheval blanc, vrai car « celui qui le monte s’appelle "Fidèle" et "Vrai", il juge et fait la guerre avec justice. Ses yeux ? Une flamme ardente ; sur sa tête, plusieurs diadèmes ; inscrit sur lui, un nom qu’il est seul à connaître ; le manteau qui l’enveloppe est trempé de sang ; et son nom ? Le Verbe de Dieu » (Ap. 19, 11-13).

On reconnaît la vision initiale du Ressuscité aux yeux de flamme ardente et une belle allusion à Isaïe nous renvoie à la prophétie de sa Passion : « Quel est donc celui-ci qui vient d’Edom, de Boçra en habits éclatants, magnifiquement drapé dans son manteau, s’avançant dans la plénitude de sa force ? "C’est moi qui parle avec justice, qui suis puissant pour sauver" - Pourquoi ce rouge à ton manteau, pourquoi es-tu vêtu comme celui qui foule au pressoir ? - A la cuve j’ai foulé solitaire. […] J’ai écrasé les peuples dans ma colère, je les ai brisés dans ma fureur, et j’ai fait ruisseler à terre leur sang."[…] C’est lui qui fit passer les fils d’Israël par les abîmes, comme un cheval passe dans le désert ; ils ne trébuchèrent pas plus qu’une bête qui descend dans la vallée ; l’Esprit de Yhvh les menait au repos. Ainsi as-tu conduit ton peuple pour te faire un nom glorieux » (Is. 63, 1-14).

On peut encore entendre en écho le bel épithalame royal où la reine est conduite et présentée au roi : « Tu es beau, le plus beau des enfants des hommes, la grâce est répandue sur tes lèvres. Aussi tu es béni de Dieu à jamais. Ceins ton épée sur ta cuisse, vaillant, dans le faste et l’éclat. Va, chevauche, pour la cause de la vérité, de la piété, de la justice. […] Ton trône est de Dieu pour toujours et à jamais ! Sceptre de droiture, le sceptre de ton règne ! Tu aimes la justice, tu hais l’impiété. C’est pourquoi Dieu, ton Dieu, t’a donné l’onction d’une huile d’allégresse comme à nul de tes rivaux. […] La fille de roi est amenée au-dedans vers le roi, des vierges à sa suite. On amène les compagnes qui lui sont destinées » (Ps. 45).

C’est par l’Amour seul que Dieu combat

La Bête et le faux prophète sont capturés. Notre foi repose sur la puissance du Christ qui, par une parole de sa bouche, anéantit ses adversaires. Quels que soient ceux qui nous assaillent en voulant nous séparer du Christ, sachons qu’un simple acte de foi permet de les anéantir. Leurs chairs sont dévorées par les oiseaux du ciel. Quant au Dragon, fait étrange, il est lié par un ange à une énorme chaîne en attendant 1000 années pour ressortir du puits de l’abîme où il a été jeté. On se pose la question de savoir pourquoi le Seigneur ne règle pas une fois pour toute son compte à ce sinistre adversaire. Car les 1000 années révolues, il ressort bien vivant et rassemble les armées des nations pour guerroyer contre le camp des saints.

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La logique de Dieu n’est pas la logique humaine et nous pouvons comprendre là l’essence du combat spirituel. Jésus avait dit à Simon Pierre : « tous ceux qui prennent le glaive périront par le glaive » (Mt. 26, 52). C‘est par l’amour seul que le Seigneur combat et édifie la cité sainte, car « la charité ne passe jamais. Les prophéties ? Elles disparaîtront. Les langues ? Elles se tairont. La science ? Elle disparaîtra » (1° Co. 13, 8). Aussi quand le Dragon est libéré et ses alliés avec lui, vont-ils rencontrer la perfection de la charité que les saints disciples du Christ ont acquise durant ces 1000 années, signe de leur perfection achevée dans la charité. Une telle charité ne pourra que remplir de confusion celui dont toute la vie est remplie de jalousie et de mensonge. « Ils investirent le camp des saints, la Cité bien-aimée. Mais un feu descendit du ciel et les dévora » (19, 9). Devant la pureté et l’humble charité de Marie, Satan enrage de confusion car il ne peut rien contre elle. C’est à cette humble charité que le Seigneur nous conduit. Unis à lui, nous n’avons rien à craindre de l’adversaire.

Telle est la victoire parfaite à laquelle le Christ nous entraîne dès ici-bas. Il désire que nous soyons vainqueurs par notre conversion et non pas seulement par le déploiement prodigieux de sa toute puissance. Dieu n‘a nul besoin de nous prouver, encore moins à lui-même, la sagesse de ses desseins. Et c’est ce jugement là qui prévaut, celui de la charité déployée au long de notre vie. Ceci étant posé, nous sommes invités à entrer dans la connaissance de la dernière vision, celle de la création nouvelle inaugurée par l’arrivée du ciel sur la terre de la Jérusalem nouvelle.

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suite : 14 LA CREATION NOUVELLE

LA FIANCEE, LA CITE SAINTE ET LE FLEUVE 21, 1- 22, 15


Notes

[1] 1 Après cela, j’entendis dans le ciel comme une voix forte d’une foule nombreuse qui disait : Alléluia ! Le salut, la gloire, et la puissance sont à notre Dieu, 2 parce que ses jugements sont véritables et justes ; car il a jugé la grande prostituée qui corrompait la terre par son impudicité, et il a vengé le sang de ses serviteurs en le redemandant de sa main. 3 Et ils dirent une seconde fois : Alléluia ! …et sa fumée monte aux siècles des siècles. 4 Et les vingt-quatre vieillards et les quatre êtres vivants se prosternèrent et adorèrent Dieu assis sur le trône, en disant : Amen ! Alléluia ! 5 Et une voix sortit du trône, disant : Louez notre Dieu, vous tous ses serviteurs, vous qui le craignez, petits et grands ! 6 Et j’entendis comme une voix d’une foule nombreuse, comme un bruit de grosses eaux, et comme un bruit de forts tonnerres, disant : Alléluia ! Car le Seigneur notre Dieu tout puissant est entré dans son règne. 7 Réjouissons-nous et soyons dans l’allégresse, et donnons-lui gloire ; car les noces de l’agneau sont venues, et son épouse s’est préparée, 8 et il lui a été donné de se revêtir d’un fin lin, éclatant, pur. Car le fin lin, ce sont les oeuvres justes des saints. 9 Et l’ange me dit : Écris : Heureux ceux qui sont appelés au festin des noces de l’agneau ! Et il me dit : Ces paroles sont les véritables paroles de Dieu. 10 Et je tombai à ses pieds pour l’adorer ; mais il me dit : Garde-toi de le faire ! Je suis ton compagnon de service, et celui de tes frères qui ont le témoignage de Jésus. Adore Dieu. -Car le témoignage de Jésus est l’esprit de la prophétie. 11 Puis je vis le ciel ouvert, et voici, parut un cheval blanc. Celui qui le montait s’appelle Fidèle et Véritable, et il juge et combat avec justice. 12 Ses yeux étaient comme une flamme de feu ; sur sa tête étaient plusieurs diadèmes ; il avait un nom écrit, que personne ne connaît, si ce n’est lui-même ; 13 et il était revêtu d’un vêtement teint de sang. Son nom est la Parole de Dieu. 14 Les armées qui sont dans le ciel le suivaient sur des chevaux blancs, revêtues d’un fin lin, blanc, pur. 15 De sa bouche sortait une épée aiguë, pour frapper les nations ; il les paîtra avec une verge de fer ; et il foulera la cuve du vin de l’ardente colère du Dieu tout puissant. 16 Il avait sur son vêtement et sur sa cuisse un nom écrit : Roi des rois et Seigneur des seigneurs. 17 Et je vis un ange qui se tenait dans le soleil. Et il cria d’une voix forte, disant à tous les oiseaux qui volaient par le milieu du ciel : Venez, rassemblez-vous pour le grand festin de Dieu, 18 afin de manger la chair des rois, la chair des chefs militaires, la chair des puissants, la chair des chevaux et de ceux qui les montent, la chair de tous, libres et esclaves, petits et grands. 19 Et je vis la bête, et les rois de la terre, et leurs armées rassemblés pour faire la guerre à celui qui était assis sur le cheval et à son armée. 20 Et la bête fut prise, et avec elle le faux prophète, qui avait fait devant elle les prodiges par lesquels il avait séduit ceux qui avaient pris la marque de la bête et adoré son image. Ils furent tous les deux jetés vivants dans l’étang ardent de feu et de soufre. 21 Et les autres furent tués par l’épée qui sortait de la bouche de celui qui était assis sur le cheval ; et tous les oiseaux se rassasièrent de leur chair.

20

1 Puis je vis descendre du ciel un ange, qui avait la clef de l’abîme et une grande chaîne dans sa main. 2 Il saisit le dragon, le serpent ancien, qui est le diable et Satan, et il le lia pour mille ans. 3 Il le jeta dans l’abîme, ferma et scella l’entrée au-dessus de lui, afin qu’il ne séduisît plus les nations, jusqu’à ce que les mille ans fussent accomplis. Après cela, il faut qu’il soit délié pour un peu de temps. 4 Et je vis des trônes ; et à ceux qui s’y assirent fut donné le pouvoir de juger. Et je vis les âmes de ceux qui avaient été décapités à cause du témoignage de Jésus et à cause de la parole de Dieu, et de ceux qui n’avaient pas adoré la bête ni son image, et qui n’avaient pas reçu la marque sur leur front et sur leur main. Ils revinrent à la vie, et ils régnèrent avec Christ pendant mille ans. 5 Les autres morts ne revinrent point à la vie jusqu’à ce que les mille ans fussent accomplis. C’est la première résurrection. 6 Heureux et saints ceux qui ont part à la première résurrection ! La seconde mort n’a point de pouvoir sur eux ; mais ils seront sacrificateurs de Dieu et de Christ, et ils régneront avec lui pendant mille ans. 7 Quand les mille ans seront accomplis, Satan sera relâché de sa prison. 8 Et il sortira pour séduire les nations qui sont aux quatre coins de la terre, Gog et Magog, afin de les rassembler pour la guerre ; leur nombre est comme le sable de la mer. 9 Et ils montèrent sur la surface de la terre, et ils investirent le camp des saints et la ville bien-aimée. Mais un feu descendit du ciel, et les dévora. 10 Et le diable, qui les séduisait, fut jeté dans l’étang de feu et de soufre, où sont la bête et le faux prophète. Et ils seront tourmentés jour et nuit, aux siècles des siècles. 11 Puis je vis un grand trône blanc, et celui qui était assis dessus. La terre et le ciel s’enfuirent devant sa face, et il ne fut plus trouvé de place pour eux. 12 Et je vis les morts, les grands et les petits, qui se tenaient devant le trône. Des livres furent ouverts. Et un autre livre fut ouvert, celui qui est le livre de vie. Et les morts furent jugés selon leurs oeuvres, d’après ce qui était écrit dans ces livres. 13 La mer rendit les morts qui étaient en elle, la mort et le séjour des morts rendirent les morts qui étaient en eux ; et chacun fut jugé selon ses oeuvres. 14 Et la mort et le séjour des morts furent jetés dans l’étang de feu. C’est la seconde mort, l’étang de feu. 15 Quiconque ne fut pas trouvé écrit dans le livre de vie fut jeté dans l’étang de feu.


Samedi 27 Février 2010
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