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La Miséricorde divine place une limite au mal ( Benoît XVI) : sectes et relativisme.

Quand Benoît XVI évoque le problème des sectes et du relativisme.



Les médias et la justice : qui va défendre l'Eglise ?

Logo de l'année de la Foi : la barque de Saint Pierre et la Croix
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L'Eglise est si fortement attaquée dans les médias à l'extérieur, et si fortement confrontée aux péchés de ses membres à l'intérieur que l'on se demande qui peut bien la défendre ? Quand les accusations se révèlent sinon entièrement vraies, ( ô calomnies !), du moins parfois vraies, et ces parfois sont amplement suffisants, vers qui se tourner ? 


" Le Messie, parlant de lui, dit être envoyé "annoncer une année de grâce de la part du Seigneur, un jour de vengeance pour notre Dieu" (Is 61, 2). Ecoutons, avec joie, l’annonce de l’année de miséricorde : la miséricorde divine place une limite au mal, nous a dit le Saint-Père. Jésus-Christ est la miséricorde divine en personne." Benoît XVi, alors cardinal Ratzinger, discours du 13 juin 2005, après la mort de Jean-Paul II;


La Miséricorde divine place une limite au mal. C'est ici que se place aussi le grand combat du pape Benoît XVI contre le relativisme sous toutes ses formes;





Qu'est-ce que le relativisme ?

"Combien de vents de doctrines avons-nous connu ces dernières décennies, combien de courants idéologiques, de modes de pensée... La petite barque de la pensée de nombreux chrétiens, bien souvent, a été agitée par ces vagues, jetée d’un extrême à l’autre : du marxisme au libéralisme, jusqu’au libertinisme ; du collectivisme à l’individualisme radical ; de l’athéisme à un vague mysticisme religieux ; de l’agnosticisme au syncrétisme, etc. Chaque jour, naissent de nouvelle sectes, réalisant ce que saint Paul disait sur "l’imposture des hommes et leur astuce qui entraîne l’erreur" (cf Ep 4, 14). Avoir une foi claire, selon le Credo de l’Eglise, est souvent étiqueté comme du fondamentalisme. Tandis que le relativisme, c’est-à-dire se laisser porter "à tout vent de la doctrine", apparaît comme la seule attitude digne du temps présent.
 
Peu à peu se constitue une dictature du relativisme qui ne reconnaît rien comme définitif et qui ne retient comme ultime mesure que son propre ego et ses désirs." (idem op.c)

La définition donnée par le pape est on ne peut plus claire. Ainsi, le pape dénonce ce qui fait les sectes. En ces temps où l'Eglise est accusée de dérives sectaires, Benoît XVI dans son discours célèbre s'attaque à la racine du problème : la dictature du relativisme. Relativisme qui apparaît aujourd'hui jusque dans le langage : dire " il faut" est devenu dans certains milieux sectaires le signe d'un légalisme psychologique maladif qu'il faut ( !) guérir au plus vite. Des thérapies chrétiennes effacent les exigences morales d'un " c'est du légalisme" chargé de " pharisaïsme". Sous couvert de psychologie du langage, de PNL et autre, le langage est relativisé et adapté aux sentiments, au feeling, à l'auditoire, à l'affectif...mais surtout pas à la vérité.

Symptomatiques, ces exercices de précision langagière disent de ne pas employer la question " pourquoi", et de dire à la place " en quoi, qu'est-ce qui fait que...." etc. Sous couvert de précision ( efficace), le chameau est avalé : il ne faut pas demander " pourquoi". Typique des sectes. Voilà le relativisme en marche. On pourrait multiplier les exemples de " vent de doctrines" qui agitent la petite barque de pensée des chrétiens : gnôses psychologisantes, idéologies du selfisme et du développement personnel, consumérisme religieux, coaching psycho-spirituel, politiques destructrices de la famille, relativisme moral, gender....

Une déformation de la Miséricorde.

Plus le trésor est grand, plus l'attaque sera forte et insidieuse. Dans les milieux chrétiens, la déformation de la Miséricorde se fait de plus en plus étrangement via la psychologie des sectes. Comme nous l'avons dit, rappeler les questions importantes...non, il ne faut pas dire il faut, c'est interdit ! La Miséricorde est présentée comme un vague anti-légalisme ( légalisme provoqué soit disant par des parents trop strictes quant-à l'éducation sur des choses basiques). Du traumatisme légaliste à la guérison par une miséricorde qui permet les écarts provoqués par l'irresponsabilité, on en vient à des drames bien plus graves, car la vérité est déformée.


"Nous avons en revanche une autre mesure : le Fils de Dieu, l’homme véridique. C’est lui la mesure du véritable humanisme. Une "foi adulte" ne suit pas les vagues de la mode. Une foi adulte et mûre s’enracine profondément dans l’amitié avec le Christ. C’est cette amitié qui nous ouvre à tout ce qui est bon et nous donne le critère pour discerner entre le vrai et le faux, entre l’imposture et la vérité. Nous devons faire mûrir cette foi adulte, c’est vers cette foi que nous devons guider le troupeau du Christ. Et c’est cette foi - seulement la foi - qui crée l’unité et qui se réalise dans la charité."


Remarquons que le Pape n'hésite pas à dire : " Nous devons!" Son discours sera donc démonté en termes psychologisants, peut-être aurait-il eu une mère légaliste, une femme de devoir ne vivant que pour les autres et ne prenant jamais soin d'elle-même ( un critère qui permet de la classer dans un type de maladie doloriste !). Cela dit, il suffit de lire ce que disent les grandes figures du psycho-spirituel sur la morale pour en découvrir le relativisme effectif : sous couvert de miséricorde, tout est permis, car le traumatisme initial justifie tout....Même discours dans les médias anti-Benoît XVI. Ou anti-cardinaux et évêques. en témoignent le nombre de bonnets d'âne décernés au pape et de mitres dorées décernées à des prélats relativistes dans un journal connu pour son vent de doctrine ! Quand l'Eglise rappelle que la famille est fondée sur le mariage d'un homme d'une femme, quand elle s'oppose au mariage homosexuel, à la polygamie, à l'inceste, comme vient de le faire le cardinal Barbarin, on l'accuse de manquer de miséricorde !
La Miséricorde divine place une limite au mal ( Benoît XVI) : sectes et relativisme.

Le piège de la volonté propre , ou l'amitié du Christ ?

Ou bien : pauvreté, béatitudes, douceur, miséricordieux, assoiffés de justice, serviteurs inutiles, Croix, rédemption, pardon, gratuit, sacrifice, amour, humilité, vérité, fidélité, consécration, chasteté, virginité, pureté, bonté, renoncement, effacement, Résurrection, ......
Ou bien : pauvreté, béatitudes, douceur, miséricordieux, assoiffés de justice, serviteurs inutiles, Croix, rédemption, pardon, gratuit, sacrifice, amour, humilité, vérité, fidélité, consécration, chasteté, virginité, pureté, bonté, renoncement, effacement, Résurrection, ......
Comment échapper au relativisme ? Aux vecteurs d'idéologies anti-chrétiennes comme la pseudo-psychologie ( non clinicienne) des thérapies alternatives....  Surtout à l'heure où les chrétiens introduisent naïvement le développement personnel et le succès personnel dans le mystère de la Croix, et l'exigence de rentabilité en termes de guérison dans le pardon ? A suivre la volonté propre, l'autonomie-indépendance de Dieu, le refus des commandements ( il faut ! ah....non! c'est du légalisme!), on risque de se détourner progressivement puis radicalement de l'amitié et de l'amour de Dieu :


"Le second élément par lequel Jésus définit l’amitié, est la communion des volontés. "Idem velle - idem nolle" était aussi pour les romains la définition de l’amitié. "Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande" (Jn 15, 14). L’amitié avec le Christ correspond à ce qui est exprimé dans la troisième demande du notre Père : "Que ta volonté soit faite, sur la terre comme au ciel." A l’heure de Gethsémani, Jésus a transformé notre volonté humaine rebelle en une volonté conforme à la volonté divine et unie à elle. Il a souffert tout le drame de notre autonomie - et, c’est justement en portant notre volonté dans les mains de Dieu, qu’il nous donne la vraie liberté : "Non pas ce que je veux, mais ce que tu veux" (Mt 21,39). Notre rédemption se réalise dans cette communion des volontés : être ami de Jésus, devenir amis de Dieu. Plus nous aimons Jésus, plus nous le connaissons, plus notre vraie liberté grandit et plus croît la joie d’être sauvé. Merci Jésus pour ton amitié !" ( voir le texte du pape en entier)

Lundi 17 Septembre 2012
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