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Ceux qui l'entourèrent à la crèche....Edith Stein

Cet extrait est tiré d'un texte d'Edith Stein, Sainte Thérèse Bénédicte de la Croix : " le Mystère de Noël". Elle y décrit ceux qui les premiers entrèrent dans le Royaume de Dieu, parmi eux, saint Joseph...et permet de comprendre le sens profond de ce Royaume.



Edith Stein, jeune femme.
Edith Stein, jeune femme.
 Si nous mettons nos mains dans celles de l’Enfant divin, si nous répondons oui à son « Suis-moi », alors nous sommes à lui et il n’est plus d’obstacle au passage en nous de la vie divine.
 
Nous commençons alors à vivre de la vie éternelle. Certes, nous ne jouissons pas encore de la vision 
bienheureuse dans la lumière de gloire. Nous cheminons toujours dans l’obscurité de la foi, mais nous ne sommes 
plus entièrement de ce monde, nous appartenons déjà au royaume de Dieu. Quand la Vierge, bienheureuse entre 
toutes, prononça son Fiat, le royaume de Dieu apparut sur la terre et elle en fut la première servante.
 
 
 

Le jour de son baptême, entrée dans le Royaume...
Le jour de son baptême, entrée dans le Royaume...
Ceux qui, avant et après la naissance de l’Enfant, le reconnurent en paroles et en actes, saint Joseph, sainte Élisabeth et son 
fils, tous ceux qui se tenaient autour de la Crèche, entrèrent eux aussi dans ce royaume. Le règne de Dieu survint 
autrement qu’on ne l’imaginait d’après les Psaumes et les Prophètes. Les Romains restaient maîtres dans le pays, et 
les grands-prêtres et les scribes continuaient à tenir le pauvre peuple sur leur joug. Mais, invisiblement, ceux qui 
appartenaient au Maître possédaient en lui le royaume des Cieux. Leurs peines terrestres ne leur étaient pas enlevées, 
d’autres au contraire s’y ajoutaient, mais une force les portait qui rendait doux le joug et la peine légère.


Philosphe, Carmélite, martyr en camp de concentration...Sainte.
Philosphe, Carmélite, martyr en camp de concentration...Sainte.
Il en est encore de même aujourd’hui pour chaque enfant de Dieu. La vie divine dont l’âme est embrasée est cette 
lumière qui vint dans les ténèbres, miracle de la Nuit sainte. Et qui la porte en lui comprend ce qu’on en dit. Pour les 
autres, ce n’est qu’un langage incompréhensible. L’Évangile de saint Jean est tout entier un semblable 
balbutiement sur la lumière éternelle qui est amour et vie. Dieu en nous et nous en lui, telle est notre participation 
au royaume de Dieu qui, dans l’Incarnation, eut son origine.


Source : retraite de l'Avent, sur le site des Carmes.

Samedi 10 Décembre 2011
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