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Un grand bienfait : l'autonomie.



Autonomie et droits fondamentaux de la personne humaine

Jean-François Millet, les premiers pas.
Jean-François Millet, les premiers pas.

 

Le principe de subsidiarité vise à donner la plus grande autonomie tant aux personnes qu’aux groupements de personnes, c’est-à-dire la libre utilisation de pouvoirs les plus étendus possibles mais en précisant bien que toute autonomie est donnée dans un cadre dont les limites sont d’un côté le respect des droits fondamentaux de la personne humaine, et d’un autre côté, touchant aux contingences plus qu’à l’essentiel, les conditions qui permettent à l’oeuvre commune de se réaliser dans un contexte donné, dans le cadre du bien commun. ( ce qui permet en même temps à la personne de s’épanouir).


Autonomie légitime et reconnaissance de Dieu

Premiers pas sur la Lune, mission Apollo 11.
Premiers pas sur la Lune, mission Apollo 11.

 

Dans Gaudium et Spes, le texte conciliaire montre bien que la société humaine n’a rien à craindre pour l’autonomie légitime des hommes en matière temporelle ( politique, économique, scientifique, artistique, etc) des directives de l’Eglise. Et il précise :

" Si, par autonomie des réalités terrestres, on veut dire que les choses créées et les sociétés elles-mêmes ont leurs lois et leurs valeurs propres, que l’homme doit peu à peu apprendre à connaître, à utiliser et à organiser, une telle exigence d’autonomie est pleinement légitime : non seulement elle est revendiquée par les hommes de notre temps, mais elle correspond à la volonté du Créateur (…), mais si par "autonomie du temporel", on veut dire que les choses créées ne dépendent pas de Dieu et que l’homme peut en disposer sans référence au Créateur, la fausseté de tels propos ne peut échapper à quiconque reconnaît Dieu ;"


L’Eglise s’applique à elle-même le principe de subsidiarité

 

L’Eglise, qui se sait Mère et Educatrice, ne veut donc en aucun cas empiéter sur l’autonomie légitime de la société humaine quand celle-ci organise la vie politique, économique, scientifique, culturelle, etc…mais elle rappelle urbi et orbi que les lois du Créateur ne peuvent être transgressées sans graves dommages. Elle s’applique donc à elle-même le principe de subsidiarité en affirmant que l’Eglise n’a pas de " solution technique" à donner aux problèmes de l’économie, qu’elle ne propose pas de " troisième voie" entre le libéralisme individualiste et le socialisme collectiviste.


Ce que dit l’Eglise

Caritas in Veritate : confronter les problèmes du monde avec le pouvoir de l'Evangile.
Caritas in Veritate : confronter les problèmes du monde avec le pouvoir de l'Evangile.

 

Mais elle affirme que la destination des biens matériels est à usage universel en même temps que doit être préservé la liberté de créer, d’entreprendre, d’agir en matière économique. Elle promeut donc des valeurs à aimer et appliquer, l’attention aux plus pauvres; des principes à respecter : destination universelle des biens temporels, principe de subsidiarité dans l’organisation sociale...par la Doctrine sociale, l'Eglise remplit son rôle sans s’ingérer pour autant dans la direction des affaires terrestres. Elle est donc la première à respecter l'autonomie légitime qu'elle proclame et défend. Cette autonomie est valable tant au niveau individuel ( par le principe de non mélange des fors) qu'au niveau social ( par le principe de subsidiarité.)


Vendredi 6 Janvier 2012
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