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Solidarité ou attendrissement superficiel ?

6) La solidarité : face à la mondialisation des problèmes, la mondialisation de la solidarité.



Vers une mondialisation de la Solidarité.

Solidarité ou attendrissement superficiel ?

 

Ceci dit, parlons maintenant de la nécessaire solidarité. Jean-Paul II nous met en garde contre une contrefaçon de la solidarité, qui serait réduite à un attendrissement superficiel, à un vague sentiment de compassion, pour les maux subis par des personnes proches ou lointaines. Benoît XVI prépare cette " mondialisation de la solidarité" expression qu’il a employée pour décrire le but de Caritas in Veritate.

 


Tous avec tous, tous pour tous ( JPII)

La solidarité suppose l’engagement déterminé de travailler au bien commun, loin d’un désir de profit ou d’une soif de pouvoir. A Gdansk en 1987, Jean-Paul II  précisera que cette solidarité exprime à un niveau fondamental les liens qui doivent unir les personnes et les peuples ajoutant qu’elle représente une force, un facteur de progression pour la mise en œuvre de la justice et de l’édification de la paix, selon ce qu’il appelait le principe de « tous avec tous, tous pour tous ». Et le catéchisme de l’Eglise Catholique (n°1939) le formule très clairement à son tour : « le principe de solidarité, énoncé sous le nom d’amitié ou de charité sociale est une exigence directe de la fraternité humaine et chrétienne. >> Et d’ajouter qu’elle concerne les pauvres entre eux, les riches avec les pauvres, les travailleurs entre eux, les employeurs et les employés, les nations et les peuples et qu’elle va au-delà des biens matériels. 

La paix du monde en dépend.

Solidarité ou attendrissement superficiel ?
La paix du monde en dépend pour une part. Il est clair que la vertu de solidarité s’oppose à l’égoïsme, à tous les corporatismes, aux nationalismes, à toutes formes d’individualisme qui ont, hélas, prospéré dans les pays les plus riches et qui sont autant de déficiences graves dans l’amour du prochain. C’est pourquoi Jean-Paul II insiste sur l’importance de la conscience religieuse car à la lumière de la foi, le prochain devient l’image vivante du Christ, frère de tous les hommes, fils d’un même Père et son successeur reprend le flambeau.

Lundi 12 Décembre 2011
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