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Quand le malheur frappe les sociétés...que faire?

5) L'Amour au secours de la Justice : quand le malheur frappe les sociétés sous forme de cataclysmes divers, la Justice sociale ne suffit pas car il faut venir aussi au secours de ceux qui n'ont pas servi le bien commun...l'amour seul peut alors assurer la cohésion d'une société.



L’amour au secours de la justice

Tsunami au Japon
Tsunami au Japon

 


Vous aurez remarqué que nous avons parlé à plusieurs reprises du bien commun et de responsables du bien commun dans cette rubrique. Vous avez bien saisi que ce bien commun, c’est ce qui fait à chaque niveau, qu’une communauté, famille, école, entreprise, association, hôpital, répond bien à ce qu’on est en droit d’attendre d’elle et, parallèlement, contribue à sa mesure à répondre aux besoins des hommes qui la composent ou sont en relation directe avec elle, besoins allant du matériel au spirituel. Nous reviendrons sur ces notions de bien commun, de responsabilité dans son élaboration et sa pérennité.

 


Est-ce que la Justice suffit pour que tout se passe bien ?

Pour le moment, nous en restons au domaine général des liens entre droits et devoirs, et nous avons vu que la bonne réalisation des devoirs qui entrainent la satisfaction des droits implique la vertu morale de justice. Est-ce que la justice suffit pour que tout se passe bien ?

Ce n’est pas sûr, puisque, nous l’avons vu, la justice distributive amènera les autorités à soutenir les plus démunis et même ceux qui ne contribuent pas autant qu’il le faudrait ou qu’ils le pourraient au bien commun. Du point de vue de ceux, qui contribuent le plus, cela pourrait être pris comme une injustice. Quand le malheur, intempéries, cataclysmes, guerres, famines, frappent des populations entières, on voit bien que la justice, vertu morale, a besoin d’être stimulée, d’être sublimée. 


Et c’est l’amour, la charité, vertu théologale, qui vient au secours de la justice.

Exemple d'une campagne de publicité qui appelle à la solidarité pour le service commun.
Exemple d'une campagne de publicité qui appelle à la solidarité pour le service commun.

Entre la charité, don divin, et la justice vertu morale, nous verrons que la vie en société fait appel à une vertu sociale, la solidarité dont Jean-Paul II a dit dans Sollicitudo Rei Socialis, qu’elle était une vertu chrétienne et qu’on pouvait entrevoir entre elle et l’amour chrétien de nombreux points de contact.

 

Mais revenons si vous le voulez bien, sur les rapports entre justice et charité. De même que le Christ n’a pas aboli la loi donnée à Moïse mais qu’Il l’a accompli par les deux commandements de l’amour, on peut dire que la pratique de la charité non seulement ne contredit pas la justice mais qu’elle l’accomplit. L’amour, c’est la moindre des choses, exige que la justice soit satisfaite mais il va plus loin et, pour le bonheur des hommes, on peut dire que la justice appelle au secours la charité. Comme le disait Pie XI, dans Quadragesimo anno, ( Paris, Bonne Presse, 1931) « l’exercice de la charité ne peut-être considéré comme tenant lieu des devoirs de justice qu’on se refuserait à accomplir. Mais, quand bien même chacun aurait obtenu tout ce à quoi il a droit, un champ bien large resterait ouvert à la charité. » Pie XII, un peu plus tard, dénonçait l’erreur qui consiste à dissocier la justice de la charité et les évêques, réunis en synode en 1971, confirmaient à nouveau la position de l’Eglise dans leur déclaration « Justitia in mundo. » . « L’amour du prochain et la justice sont inséparables. L’amour est avant tout exigence absolue de justice….et la justice n’atteint sa plénitude intérieure que dans l’amour. »


 

Lundi 12 Décembre 2011
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