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Prêtre Yannick Bonnet : "C'est la famille qui donne le sens du bonheur" : article du pélerin.Nous reproduisons ci-dessous la présentation du père Bonnet par le Pélerin. Pour ceux qui veulent connaître un peu plus celui qui signe tant d'articles précieux sur Saint Joseph du Web!TÉMOINS DE FOI Dans le cadre de Familles 2011, Yannick Bonnet, veuf devenu prêtre, est l'invité d'honneur de la rencontre organisée par le diocèse de Strasbourg, les 14 et 15 mai 2011 (1). L'occasion pour ce prêtre de redire sa conviction : c'est la famille qui donne le sens du bonheur. Père de sept enfants, il a une foi très ancrée, portée par sa famille nombreuse. Pèlerin : Polytechnicien, haut responsable dans une grande entreprise, père de famille, veuf… puis prêtre. Votre parcours n’est pas banal… En 1975, est parue l'exhortation apostolique Evangelii nuntiandi (Annoncer l'Évangile aux hommes de notre temps) de Paul VI, dans laquelle le pape insistait pour que tout baptisé joue un rôle dans l'évangélisation. Cela m'a convaincu de me tourner vers la formation. J'ai pris la direction de l'École supérieure de chimie de Lyon. En 1991, les conclusions du synode de Lyon parlaient de la nécessité de la formation dans l'Église. À 60 ans, j'ai décidé de me consacrer à la formation des adultes. La foi était-elle déjà au cœur de votre vie ? J'étais très pessimiste sur le cours du monde. Cette rencontre a changé ma vie. Avec sa vive et fine intelligence, Marthe m'a donné confiance. En sortant de chez elle, le pessimisme, c'était fini. Il m'est revenu ce que m'avait dit mon père : « Fais ce que tu sais faire. » Mais votre vie a pris un chemin imprévu avec la maladie de votre épouse… À Lourdes, en 1993, j'ai ressenti fortement un appel au sacerdoce. Puis, à Medjugorje, en 1995, deux mois avant sa mort, j'ai compris que ma femme serait en paix et que le Seigneur m'appelait à le suivre. Je n'en ai rien dit à mon épouse mais elle l'avait deviné. Après son départ vers le Père, j'ai attendu un an avant d'annoncer à mes enfants que je voulais devenir prêtre. Jusque-là, vous n’y aviez jamais pensé ? Et moi, petit bonhomme d'une dizaine d'années, je suis venu annoncer à mes parents : « C'est décidé, je serai père de famille nombreuse. » Il n'y avait dans ma famille que des officiers depuis des siècles. Mon frère aîné est officier, mon autre frère jésuite. Que me restait-il ? (Il rit.) Je suis le petit dernier et j'ai un peu souffert de ne pas avoir de petit frère ou de petite sœur. Quand venait chez mes parents un jeune couple avec un bébé, je m'en occupais, et tout le monde avait la paix ! Votre père appliquait un principe que vous conseillez aux jeunes : s’appuyer sur ses points forts… Au contraire, il nous a toujours encouragés dans nos choix. Il faut toujours chercher à développer les points forts d'un enfant, au lieu de se focaliser sur la correction de ses points faibles. Travailler sur ses points forts va nécessiter une rigueur, une attention, une persévérance qui auront des retombées positives sur les points plus fragiles. Sans compter que renforcer ses aptitudes donne confiance en soi. Jeudi 26 Mai 2011
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