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Les laïcs savent-ils réellement qui ils sont dans l'Eglise ?



Mais où sont-ils donc passés?

L'encyclique de Jean-Paul II sur les Laïcs leur permet de comprendre qui ils sont dans l'Eglise et leur rôle dans la Civilisation de l'Amour.
L'encyclique de Jean-Paul II sur les Laïcs leur permet de comprendre qui ils sont dans l'Eglise et leur rôle dans la Civilisation de l'Amour.

 

Quels engagements peut-on attendre des laïcs catholiques ? Les voyons-nous à l'oeuvre autour de nous, dans cette société désemparée?

La réponse de l’Église à cette question est, au premier abord, globale: participer, chacun à la mesure de ses dons, à construire avec tous les hommes de bonne volonté la civilisation de l’Amour.

Quand saint Jacques, dans son épître, dit aux fidèles de son époque que la foi qui n’agit pas est morte, il va dans le même sens et il incite fortement ceux-ci à agir. Dans la constitution Gaudium et Spes du concile de Vatican II, les pères conciliaires font de même et ils indiquent cinq urgences dans cette action. Benoît XVI, dans Caritas in veritate, consacre chacun des quatre derniers chapitres de l’encyclique à une ligne d’action particulière. Tout cela confirme que, si le salut de sa propre personne est essentiel, la vertu de charité en est le fil conducteur et que celle-ci ne sépare jamais l’amour de Dieu de l’amour du prochain. Cela dit, le champ d'action des laïcs catholiques, puisqu'ils ne sont pas dans la vie consacrée des couvents et des Instituts, sera en premier lieu la société civile, l'évangélisation des réalités temporelles. Leur guide d'action, outre l'Evangile, est la Doctrine Sociale de l'Eglise, née de la collaboration des laïcs sur le terrain, de leur action, de leur pensée mise en regard avec l'Evangile et soutenue par les encycliques sociales des papes, ainsi que par le Compendium de la Doctrine Sociale. 


Form'action, les laïcs savent-ils réellement qui ils sont dans l'Eglise?

Les laïcs savent-ils réellement qui ils sont dans l'Eglise ?

 

Pour ma modeste part, dans cette réponse, je ne veux donner que quelques réflexions pour aider les lecteurs à construire leur propre cheminement d’engagement. La première de ces réflexions est que l’engagement implique la volonté mais que la pertinence de l’engagement exige un discernement. Autrement dit l’action suppose d’abord la formation, certains emploient le terme de « form’action » pour bien montrer qu’il ne s’agit pas de manier des concepts mais d’appren­dre à piloter tout en s'aidant de ces concepts, c'est tout le mérite de disposer du formidable instrument qu'est le Compendium de la Doctrine Sociale, sans oublier la charte des Laïcs dans l'Eglise Catholique que représente le texte Christifideles Laici, encyclique de Jean-Paul II qui permet aux laïcs de se comprendre dans l'Eglise.

La seconde réflexion est que la connaissance de soi-même, de ses talents à développer et de ses limites à accepter est indispensable. La troisième réflexion, directement issue de la seconde, est que l’action communautaire, favorisant l’union des talents divers, est plus efficace que l’action individuelle et qu’il faut apprendre à travailler avec les autres. La quatrième réflexion est qu’une équipe sans chef, à l’autorité reconnue, court à l’échec, ce qui implique à chacun de savoir obéir et à quelques-uns de savoir commander, sans confondre autorité et pouvoir.


Sos urgences vitales.

Les laïcs savent-ils réellement qui ils sont dans l'Eglise ?

Cinq urgences : la famille, l'école, le monde du travail, l'engagement politique, le rapport laïcs-clergé.

À mon avis, la première urgence indiquée par les pères conciliaires en 1965, restaurer la dignité du mariage et de la famille, n’a pas perdu une once de son actualité et les trois papes Paul VI, Jean-Paul II et Benoît XVI l’ont largement confirmé.

La seconde urgence qui lui est liée est le grand chantier de l’école, tant dans l’ordre naturel que dans l’ordre surnaturel, pour ce qui concerne l’école catholique.

La troisième urgence se situe dans le monde du travail et l’engagement des catholiques – je pense à tous ces jeunes cadres rencontrés dans les groupes de foyers –, me paraît faiblard, timoré et second par rapport à leur souci de carrière. Le Pape Benoît XVI a rappelé l’importance de syndicats imprégnés de la doctrine sociale de l’Église.

La quatrième urgence est celle de l’engagement politique, au sens de la vie de la cité, c’est-à-dire en commençant par la vie associative puis communale et en fuyant les appareils des partis, quadrillés par la franc-maçonnerie.

La cinquième, c’est un engagement pour remettre de l’ordre dans les rapports laïcs-clergé, pour que chacun joue sa partition en harmonie avec l’autre. Si, dans le passé, des clercs se sont fourvoyés dans le champ des laïcs, ceux-ci le leur ont bien
rendu ! C’est ce que j’appelle, avec mon franc-parler d’ancien laïc, les laïcs mafieux, terme que l’on peut mettre également au féminin. Redonner à chacun sa véritable vocation, c'est permettre une fructueuse collaboration dont les confusions et stériles revendications post-soixantuitardes nous ont privée.                        


Mercredi 16 Novembre 2011
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