Saint Joseph du Web

Saint Joseph du Web

Recherche
Rss

Le Bien Commun, c'est bien !



Vertu de justice et charité

Le Bien Commun, c'est bien !

 

 

Nous avons montré que les droits de la personne humaine n’étaient respectés, que si chacun se faisait une obligation morale de les respecter. La vertu de justice incline l’homme à ce respect. Nous avons vu également que la justice ne peut se répondre totalement aux exigences de situations difficiles voir extrêmes. La solidarité et plus encore la charité permettent d’aller plus loin que la justice et concourent à bâtir une civilisation toujours plus conviviale. Cette justice sociale, cette solidarité, ces formes de charité qui dépassent le seul secours de personne à personne, exigent une coopération et l’on ne coopère que si l’objectif commun parait clair et digne d’une mobilisation des énergies.

 

 



Intérêt collectif et bien commun

Le Bien Commun, c'est bien !

 

Voilà pourquoi depuis plus d’un siècle, l’Eglise s’efforce de bien faire comprendre la notion de bien commun. Il s’agit d’une notion moins évidente à l’esprit que celle d’intérêt collectif ou d’intérêt général, qu’il est facile d’illustrer par des exemples. Imaginons les débuts de l’humanité. La survie n’est pas toujours facile et la nature pas commode à maîtriser. Il semble bien que la chasse, la pêche et la cueillette, aient été les modes d’existence des descendants du premier couple, ces homos sapiens sapiens dont nous parlent les savants, qui s’intéressent à la préhistoire. Et beaucoup de vestiges anciens nous enseignent que très vite les hommes ont compris la nécessité de coopérer pour se procurer des vivres. Traquer le gibier, le rabattre, le cerner, ce sont des actions qui mobilisent un groupe de chasseurs, qui se partagent ensuite les proies abattues ou capturées. Il y a bien un intérêt commun à coopérer.
 

Très vite, d’autres activités se révèleront plus faciles à exécuter collectivement qu’individuellement, par exemple la culture du riz. Plus les tâches se diversifient, taille des pierres, sculpture, décoration, couture, fabrication d’armes et d’outils plus les hommes se spécialisent en fonction de leurs dons et de leurs goûts. L’intérêt bien compris de chacun fait émerger l’importance de la coopération, du troc, du commerce, d’une manière générale de l’union qui fait la force et de l’échange qui permet de faire face à toutes sortes de besoin sans être pour autant capable d’y pourvoir par soi-même. Mais cette coopération s’imposant toujours plus provoque des regroupements en hameaux, en villages, en tribus, plus tard en peuples, en nations. Ces communautés d’hommes ne s’avèrent viables, compte tenu des tendances bonnes et mauvaises des individus, que si règne en leur sein une certaine paix et si la sécurité des personnes est globalement assurée. Impossible de vivre, de travailler, de commercer, de se reposer, sans cette paix et cette sécurité. Les civilisations qui vont se développer seront celles où, au-delà de la simple coordination des efforts en vue d’une efficacité dans l’obtention de biens matériels, l’on aura pris conscience de l’importance de biens supérieurs comme la sécurité et la paix, mais aussi comme la vie culturelle, morale et religieuse.

 



Règles de vie sociale

Le Bien Commun, c'est bien !

 

Avant même la révélation de Dieu à Abraham, l’homme prenait peu à peu conscience ici ou là, qu’il est un être social, politique et religieux. Des règles du jeu s’élaboraient, des traditions se transmettaient, des organisations politiques se structuraient, et, sans qu’on est identifié la notion de bien commun, l’on se référait à un ensemble de besoins humains, communs à tous et dépassant les seuls besoins biologiques. La révélation au peuple juif et notamment la Loi donnée à Moïse permettront à ce dernier d’élaborer des règles de vie sociale, où le respect de l’homme dans toutes ses dimensions biologiques, morales et spirituelles est bien pris en compte, avec une mention particulière pour les plus faibles, la veuve, l’orphelin, l’immigré. On dépasse le seul intérêt du plus grand nombre pour atteindre la notion d’un bien commun à tous.

Père Y. Bonnet.

 



Mercredi 30 Novembre 2011
Lu 509 fois