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La nécessité du travail théologique concernant Marie, 2


 
 

Certes la volonté oecuménique de nombreux Pères peut donner à penser que ceux-ci cherchaient à ne pas donner une place trop importante à Marie pour ne pas provoquer de mouvement de recul chez nos frères séparés, mais ce serait minimiser abusivement le contenu réel de la position des " attentistes". [1] N’oublions pas que le dogme de l’Immaculée Conception fut promulgué en 1854 par Pie IX alors que la question était largement débattue depuis le début du deuxième millénaire. Il avait fallu pour cela un long travail théologique, qui n’était pas mûr à l’époque de saint Thomas d’Aquin. Pour ceux qui désirent approfondir ce point, les trois liens suivants retracent l’histoire du dogme de l’Immaculée Conception :

http://www.immaculee-conception.net...

http://www.mariedenazareth.com/8667...

http://www.mariedenazareth.com/964....

Ceci s’explique en partie par la discrétion de tout le Nouveau Testament sur la place de Marie, les auteurs sacrés ayant, d’une façon bien compréhensible, centré toute l’attention de leurs contemporains sur la personne de Jésus de Nazareth, vrai homme et vrai Dieu. La proclamation de Marie, Mère de Dieu-Théotokos-au Concile d’Ephèse de 432 était la suite du travail portant sur l’union des natures au sein de la personne du Christ.

Ajoutons en outre que, s’il y a une tradition patristique et plus généralement ecclésiale qui a toujours souligné le rôle de la Très Sainte Vierge de façon fondée, il y a également, au sein de la communauté des croyants, une tentation régulière et récurrente d’affectivité incontrolée dès qu’il s’agit de la dévotion mariale. Loin de nous de mépriser la piété populaire, qui a toujours été fervente envers la Mère de Dieu, car Marie conduit toujours à Jésus ceux qui la vénèrent. Mais encore faut-il qu’ils la vénèrent en vérité et cette vérité ne peut être que celle de l’Eglise, Mère et Educatrice. Les Pères conciliaires voulaient à juste titre que le rôle de Marie soit approfondi dans des perspectives christologiques, trinitaire, ecclésiologique voire anthropologique renouvelées dans le sens de l’agiornamento désiré par Jean XXIII : nul ne saurait leur en faire grief.

P. Y. Bonnet. Demain, sur notre site dans la rubrique Mariologie : la mariologie à l’honneur.


Notes

[1] On surnomme ainsi ceux qui désiraient un nouveau titre pour Marie, voir notre article le problème des titres donnés à Marie,Introduction au rôle éminent de la Vierge Marie, p. Y. Bonnet. 1.


Lundi 19 Avril 2010
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