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L'aumône : une réflexion pour le carême.

Le carême nous encourage à nous sanctifier par la prière, le jeûne et l'aumône. Cette dernière n'est pas toujours facile à " faire", car en réalité, elle n'est pas quelque chose que l'on fait sans réfléchir si on veut faire vraiment le bien. On peut se poser des questions comme : comment réagir face au nombre croissant de pauvres dans la rue ? Ne risque t-on pas d’encourager l’assistanat en leur donnant de l’argent ? N’est ce pas les encourager à le dépenser en boisson ?



Donner ou ne pas donner ?

 L'aumône : une réflexion pour le carême.
Certes, il y a une grande différence entre donner à quelqu’un qui fait la manche dans la rue et secourir quelqu’un qui vient vous voir chez vous, que vous avez - et prenez - le temps d’écouter, ou quelqu’un que vous allez visiter parce que vous connaissez sa situation et ses difficultés.
Nous avons tous en mémoire des anecdotes, qui peuvent nous décourager de donner de l’argent à quelqu’un qui mendie. Un jour, pendant que j’étais séminariste à Rome, un homme à l’allure de clochard m’accoste dans la rue pour me demander de l’argent. Nous étions à deux pas d’une boulangerie, qui offrait, outre le pain et les viennoiseries classiques, d’excellents sandwichs. J’offre donc à cet homme d’entrer avec lui dans ce magasin et de lui payer ce qu’il désirait comme viatique : je me suis fait copieusement insulter. Il m’arrive de voir des hommes jeunes faire distraitement la manche tout en étant captivés par une longue conversation avec le moyen d’un élégant téléphone portable : cela n’encourage pas bien fort à faire l’aumône.

Avec son coeur ou avec sa raison?

 L'aumône : une réflexion pour le carême.
La question qui reste posée est que l’on ne sait jamais si l’on a affaire à d’authentiques pauvres, à des professionnels de la mendicité ou à des personnes contraintes par d’autres à cette mendicité. En outre, il faut savoir qu’on ne peut pas toujours ordonner, canaliser notre affectif. Or, affectivement parlant, ne pas s’arrêter pour prendre contact ou ne pas donner à quelqu’un qui, par son discours, son écrit ou son attitude, fait part d’une détresse réelle ou…lire la suite sur yannikbonnet;com


Jeudi 7 Février 2013
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