Saint Joseph du Web
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Explosion de colère.Comment lutter contre la colère? Le ressenti est en soi moralement neutre. Hulk, parabole de la colère explosive incontrôlable... Passer à un niveau supérieur à celui de notre sensibilité. Le poste de pilotage de la personne humaine, c’est le couple intelligence – volonté. L’intelligence nous a été donnée par Dieu pour discerner le vrai bien, ce qui n’est pas forcément ce que ressent notre sensibilité, la volonté est donnée pour que nous nous engagions vers le bien, ce qui n’est pas forcément agréable à ladite sensibilité. Si nous voulons lutter contre la colère, qui se traduit en agression, de quelque sorte que ce soit, contre l’autre, le prochain, voire le Tout Autre qui est Dieu, il faut apprendre à passer à un niveau supérieur à celui de notre sensibilité. C’est une discipline de vie, une ascèse, qui passe par une bonne connaissance de soi, de son émotivité, de sa vitesse de réaction. Ne croyons pas que les actes mauvais, imputables au péché de colère, soient le seul fait des « soupe au lait ». Les colères froides, retardées, peuvent être infiniment plus « meurtrières » que celles des colériques vite retombées. Les besoins physiologiques font partie des facteurs pouvant déclencher une bouffée de colère, qui peut entraîner un péché de colère, agression verbale ou même physique, la faim par exemple ! L’accumulation de fatigue, l’angoisse justifiée ou non. La méthode de Socrate, c'est plus calme ! Le philosophe Socrate a montré qu’en beaucoup de circonstances le questionnement était une méthode fructueuse. C’est vrai qu’en s’obligeant systématiquement à se questionner sur l’origine de ses indignations, on fait baisser l’émotionnel, on passe dans le rationnel, on met le sensible au second plan, on fait usage de son intelligence par le biais de l’analyse de la situation. On peut, dans les cas extrêmes, commencer par prendre une douche froide ou aller faire un footing ! On peut alors questionner celui, ou celle, qui a déclenché notre indignation initiale, pour parfois découvrir que l’indignation elle-même n’avait aucun fondement objectif. Prôner l’affrontement pacifique des idées et l’argumentation raisonnée. Dans notre monde actuel, nous constatons que la forme la plus dangereuse de la colère, la violence sous toutes ses formes, est en croissance, mais c’est le cas également de l’affectif abusif. Or ce qui est prôné par la pensée unique, notamment à l’école, c’est la tolérance. On peut en tirer deux conclusions, la première c’est que cette tolérance là n’a rien à voir avec le respect de la personne de l’autre. La seconde, c’est qu’au lieu de prôner la tolérance, il serait plus judicieux d’apprendre à notre jeunesse l’affrontement pacifique des idées et des conceptions, l’habitude de l’argumentation raisonnée, la pratique du questionnement et de l’analyse de la pensée d’autrui et la verbalisation des ressentis. Nous n’aurons garde d’oublier que la prière et les sacrements sont d’un utile secours pour ceux que la nature pécheresse incline au péché de colère. Jeudi 27 Janvier 2011
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