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Appréciable autorité ! (2) Qui me confèrera cette autorité magique dont je rêve ?

Autorité et principe de subsidiarité, suite.



Autorité et compétence : en plus, il y a le principe de Peter !

Appréciable autorité ! (2) Qui me confèrera cette autorité magique dont je rêve ?

 

Or, l’autorité ne se donne pas. Quand on nomme, désigne, élit, etc, un responsable hiérarchique, on ne peut en aucun cas lui conférer de manière quasi magique une autorité ; on ne constatera qu’à l’usage que le choix a été judicieux …ou regrettable. Certes, si l’impétrant a déjà officié en position de responsable, on peut présumer avec plus de chances de ne pas se tromper sur le risque de le voir " reconnu" par ses subordonnés. Mais attention au Principe de Peter  qui postule qu’il finit toujours par atteindre son niveau d’incompétence !
 

De fait, la compétence "technique" permet de " faire autorité" dans un domaine, c’est-a-dire relativement aux choses, elle ne suffit pas pour montrer de l’autorité sur les hommes.


Incliner à choisir librement.

Appréciable autorité ! (2) Qui me confèrera cette autorité magique dont je rêve ?

 

L’autorité ne vient pas non plus des pouvoirs, qui eux peuvent être attribués à un responsable en vue d’une mission ( par exemple : recruter, disposer d’un budget, d’un système d’information, etc…) Là encore, l’expérience montre que des responsables, qui disposent non seulement d’un savoir ( qui est en quelque sorte un pouvoir) mais de moyens juridiques, financiers, humains, peuvent être incapables de diriger une communauté humaine, faute de cette précieuse autorité qui incline les subordonnés à choisir librement l’obéissance.
 

L’autorité est-elle donc innée ? Cette question mérite ample réflexion. L’expérience nous permet de constater que certaines personnes sont effectivement douée d’un charisme qui leur permet d’être naturellement des "leaders", mais peut-on dire d’hommes, comme Napoléon par exemple, qu’il ait eu une réelle autorité ? Il semble bien que ce charisme soit encore de l’ordre des pouvoirs, c’est-à-dire des moyens de l’autorité ( dont la cohercision, l'intimidation, la menace!), alors que l’autorité elle-même semble liée à une capacité d’amener les hommes à adhérer librement à des fins.
 

L’autorité semble donc avoir une source spirituelle et morale, et non pas seulement juridique, matérielle ou même psychologique. Un charisme peut donner un ascendant psychologique dont le responsable se servira pour manipuler ses subordonnés et non pour servir leur libre adhésion.


Mérites et sanctions

Subsidiarité et autorité : diffuser les pouvoirs dans l'échelle sociale.
Subsidiarité et autorité : diffuser les pouvoirs dans l'échelle sociale.

 

Ceci dit, l’autorité peut-elle être dépouillée de tout pouvoir ? ( le roi peut-il être nu ?) Ne faisons pas d’angélisme ; autant, nous le verrons, l’application judicieuse du principe de subsidiarité vise à faire en sorte que chaque responsable hiérarchique ou chaque cellule sociale ou rang élevé ne confisque pas les pouvoirs légitimes des personnes ou des groupes de rang moindre, autant il semble bien que chaque responsable hiérarchique doive disposer d’un pouvoir de " sanction", qui concerne deux processus bien distincts, qu’il ne faut pas présenter chacun comme la contre-partie de l’autre, à savoir :

 a)récompenser les mérites 
 b)punir les fautes


Organisation sociale et principe de subsidiarité : pour que cela marche, diffuser les pouvoirs !

 

En résumé, la nécessité de responsable hiérarchique, le rôle de l’autorité, le problème des pouvoirs ayant été abordés, nous pouvons passer maintenant au problème de l’organisation sociale et donc du principe de subsidiarité. C’est en effet à celui qui a reçu une mission hiérarchique d’user de son autorité pour diffuser les pouvoirs le plus bas possible dans l’échelle sociale. Ce sera la suite de notre parcours.


Lundi 19 Décembre 2011
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