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2) : Les papes et les droits de l'homme.



Conscience et loi naturelle : convergence universelle.

Jean-Paul II à l'ONU
Jean-Paul II à l'ONU

 

Jean XXIII, Paul VI et Jean-Paul II ont donc salué positivement l'existence de la déclaration des Droits de l'Homme de 1948 qui a favorisé une prise de conscience. Comme l'a dit Jean-Paul II, cette déclaration " n'est pas seulement le fait des individus mais aussi des nations et des peuples. " Il est incontestable que cette prise de conscience collective a joué un rôle pour provoquer les manifestations de foule pacifiques, qui ont ébranlé puis renversé les régimes oppressifs. Rappelons-nous les foules ouvrières ôtant elles-mêmes toute légitimité à l'idéologie  qui prétendait les représenter en Pologne, en constatant que les droits des travailleurs n'étaient plus respectés par le régime communiste.  Or ces foules n'étaient pas composées uniquement de chrétiens, ne voulaient d'ailleurs pas, l'avenir l'a montré, être gouvernés par des chrétiens. Mais elles adoptaient des expressions et des principes de doctrine sociale de l'Eglise, comme l'a remarqué Jean-Paul II dans Centesimus Annus, parce qu'elles y retrouvaient ce que leur conscience et la loi naturelle leur suggéraient. 


Et les devoirs de l'homme? en particulier celui de faire respecter les droits de l'homme ?



Le Pape Jean XXIII déclarait : " Il serait vain de proclamer des droits si on ne mettait pas en même temps tout en oeuvre pour assurer le devoir de les respecter, par tous, partout et pour tous". Le problème réside bien sûr toujours dans l'application. Les droits sont inséparables des devoirs, si l'on veut une application des principes. La loi naturelle voulue par Dieu est cohérente et logique! A partir du moment ou l'athéisme prend racine, les hommes ne se reconnaissent plus de devoirs sacrés et l'on massacre des milliers, voir des millions de personnes en prétendant défendre les droits de l'homme.

C'est parce qu'elle a fait ce constat que l'Eglise, sans rien abandonner de son enseignement sur les devoirs de l'homme est devenue la grande championne des Droits de l'Homme. 

Le Pape Benoît XVI à l'ONU
Le Pape Benoît XVI à l'ONU
De fait, l'Eglise a opté pour s'appuyer et se référer à la Déclaration de 1948, en remplacement de celle de 1789, et en montrant que la dernière déclaration n'est elle-même qu'un point de départ et qu'elle doit être largement complétée. Pie XII s'était d'ailleurs réjoui en 1948 que les fédéralistes européens aient fait mention, en tête de la résolution de la commission culturelle du " commun héritage de la civilisation chrétienne". Il déplorait que l'on n'allât pas jusqu'à la reconnaissance expresse des droits de Dieu. La pensée de l'Eglise n'a pas varié sur le fond et elle n'a pas renoncé à parler des droits de Dieu, des devoirs de l'Homme, liés à l'efficacité du respect des droits de l'homme.

Benoît XVI s'incrit dans la même pensée que ces prédecesseurs, dans son discours du 18 avril 2008 aux représentants des Nations Unies,  à New York, pour le soixantième anniverselle de la Déclarations des droits de l'Homme, signalant les risques de " détournement" de la déclaration des droits de l'homme au profit d'intérêts particuliers 

2) : Les papes et les droits de l'homme.
"À la fois nationale et internationale, la vie de la communauté met clairement en évidence que le respect pour les droits et pour les garanties qui leur sont attachées sont la mesure du bien commun, utilisée pour apprécier le rapport entre justice et injustice, développement et pauvreté, sécurité et conflits. La promotion des droits de l’homme demeure la stratégie la plus efficace quand il s’agit de combler les inégalités entre des pays et des groupes sociaux, quand il s’agit aussi de renforcer la sécurité. En effet les victimes de la misère et du désespoir dont la dignité humaine est impunément violée, deviennent des proies faciles pour les tenants du recours à la violence et deviennent à leur tour des destructeurs de paix. Pourtant le bien commun que les droits de l’homme aident à réaliser ne peut pas être atteint en se contentant d’appliquer des procédures correctes ni même en pondérant des droits en opposition. Le mérite de la Déclaration universelle a été d’ouvrir à des cultures, à des expressions juridiques et à des modèles institutionnels divers la possibilité de converger autour d’un noyau fondamental de valeurs et donc de droits : mais c’est un effort qui, de nos jours, doit être encore plus soutenu face à des instances qui cherchent à réinterpréter les fondements de la Déclaration et à compromettre son unité interne pour favoriser le passage de la protection de la dignité humaine à la satisfaction de simples intérêts, souvent particuliers. La Déclaration a été adoptée comme « un idéal commun qui est à atteindre » (Préambule) et elle ne peut pas être utilisée de manière partielle, en suivant des tendances ou en opérant des choix sélectifs qui risquent de contredire l’unité de la personne humaine et donc l’indivisibilité de ses droits."


Un combat pour la vie.



Au coeur du combat des droits de l'Homme se trouve le droit à la vie. L'athéisme moderne et les structures de péché qu'il engendre, en particulier le fait de détourner en intérêts particuliers le respect des droits de l'homme, en insistant sur  les droits à obtenir mais sans devoirs à remplir pour garantir ces mêmes droits; le détournement du bien au service du mal est une caractéristique de l'esprit du mal que l'Eglise dénonce, esprit du mal nommé aussi le Malin ou l'Adversaire, qui , nous dit l'Ecriture, est menteur et homicide et cherche à imprégner le monde de ses mensonges en vue de retirer à l'homme sa vie. Ne nous étonnons donc pas que le droit à la vie soit si menacé, et que l'Eglise, par la bouche et les écrits de ses représentants, ait fait du combat pour la vie un des thèmes principaux de ce combat pour les droits de l'homme. Le droit à la vie est premier et, quand il est acquis, on se pose tout naturellement la question des droits, qui vont permettre d'entretenir cette vie dans toutes ses dimensions religieuses, morales, culturelles, politiques et sociales, économiques, écologiques, etc.

Benoît XVI à l'ONU et au sommet mondial pour la Sécurité Alimentaire.


Mercredi 19 Octobre 2011
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